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04 avril 2008

Femmes en politique au Bénin

Réservoir électoral, absentes des débats

L’animation de la vie politique au Bénin constitue une problématique à double facette. C’est surtout l’affaire des hommes. Les femmes n’interviennent que seulement en qualité d’agents électoraux. De positionnement à des postes politiques, pas question.

Samedi 16 février 2008. Seize heures. Un grand bruit venait de se laisser entendre dans l’arène politique nationale. Jérôme Dandjinou, précédemment Chef de la circonscription urbaine de Cotonou, et actuel directeur général du Port autonome de la même ville est candidat. Du moins, il  est très désiré et suscité pour se mettre sur la ligne de départ des élections communales, municipales et locales qui devront se tenir le 13 avril prochain. Une foule nombreuse était donc au palais des sports du stade de l’amitié pour amener l’homme à accepter d’être d’abord candidat. Au nombre de ces milliers de personnes présentes à ce meeting politique, se retrouve presqu’aux 4/5ème, des femmes. Sinon plus. Elles étaient présentes, nombreuses, déterminées à atteindre leur but. Et ce n’est que le début de leur longue marche aux "soutenances". Toute cette période durant, et au long de la campagne, elles joueront ce rôle. Appelant celui-ci à être candidat, celui-là à être conseiller, un troisième à être maire… C’est connu ; elles l’ont fait et le feront encore. Le jour du scrutin, elles sont également les premières et les plus nombreuses à remplir ce devoir civique.

Elles ne se soucient guère de l’effectif de leurs compatriotes sœurs en lice pour ces échéances électorales. Ce n’est pas une préoccupation. Même leur rareté aux postes politiques semble passer comme un fait normal.

Au gouvernement, on retrouve six ministres femmes. Au parlement, avec les suppléances, huit députés sont  du sexe féminin. Deux records. A

la Haute

autorité de l’audiovisuel et de la communication, seule Béatrice Lakoussan est conseillère. Conceptia Ouinsou est pour quelques mois encore la présidente de

la Cour

suprême, avec comme seule collègue du même genre Clotilde Mèdégan. C’est d’ailleurs cette dernière qui dirige la haute cour de justice… Le constat est donc patent. La présence des femmes dans les institutions de l’Etat ainsi que dans certains secteurs comme celui de la décentralisation (3 maires femmes) reste problématique. Les multiples campagnes de sensibilisation n’y ont rien pu. Certes, il s’observe une lueur d’évolution mais à une vitesse très lente.

La Marina

, un but

Comme pour manifester leur volonté d’occuper la plus haute fonction étatique, une génération de femmes en vient à n’avoir son regard dirigé rien que vers le Marie_Elise_Gb_doPalais de

la Marina.

Si

lors de l’élection présidentielle de mars 2001, Marie-Elise Gbèdo était la seule amazone de la bataille, les choses changeront au scrutin suivant. Pour la dernière course au choix du successeur du Général Mathieu Kérékou, l’avocate sera rejointe dans son élan par une autre dame de fer : Célestine Zanou. Même si certains s’étaient longuement trompés sur l’écriture du nom de cette dernière, ils ne mettront pas assez de temps pour apprécier son courage, son dévouement, son discours et sa détermination. Leader de la dynamique du changement, elle a réussi l’assentiment d’un grand nombre de populations. Cependant, ce n’est pas assez pour qu’elle reçoive la clé de la présidence de la république. Elle en est encore très loin et devra redoubler d’ardeur lors des prochaines joutes électorales.

Les femmes et les partis

La présence des femmes dans les formations politiques continue d’être un fait extraordinaire. S’il est une femme responsable de parti qui est bien connue au Bénin, c’est bien Rosine Vieyra Soglo, Député à l’Assemblée nationale depuis la première législature et ancienne première dame. Plusieurs tentatives de gestion de parti politiques par les femmes ont été faites mais en vain. Derrière leurs actions, se cachaient presque toujours des mains masculines. Mais « maman » elle, s’est illustrée par son caractère fort et imposant ainsi que son langage souvent franc et direct. A l’avènement du régime du changement, une autre formation politique dénommée Frap est enregistrée avec pour patronne Hortense Yahouédéhou. Mais très tôt, ce mouvement s’est fondu dans la grande alliance Force cauris pour un Bénin émergent.

Joël C. TOKPONOU

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Univers médiatique au Bénin

La représentation de la femme au scanner

 

La démonopolisation de l’univers médiatique en 1990 au Bénin a réveillé chez une multitude de personnes la passion au métier de journalisme. Hommes et femmes se sont donnés davantage plus que par le passé en vue de dénoncer les tares de la démocratie nouvellement acquise. Très peu de femmes s’y en ont  occupé. Et pour cause, le métier soit stressant et exigeant.

La presse béninoise n’est pas masochiste. La femme est valorisée dans le contenu des médias malgré leur nombre insignifiant. Pourtant certaines femmes sont promues par la presse lorsqu’elles se distinguent. Il y en existe aujourd’hui de bien connues qui ont été « fabriquées » par les médias. En effet, la présence des femmes dans les rédactions reste attachée à certaines émissions ou rubriques : santé, beauté, sport, éducation, société, mode, cuisine. Dans le secteur de l’audiovisuel, elles sont  plus représentatives pour la simple raison qu’elles estiment  rester au  micro et plus se faire voir à la télé. L’autre aspect  qui excite les femmes dans ce sens est la finesse de leur voix  à capter l’attention de l’auditoire. A l’Office de radio et de télévision du Bénin (Ortb) par exemple les femmes présentatrices du journal télévisé ont fait preuve de leur talent apprécié par plus d’un. Là, les femmes ont émergé à travers certains postes de responsabilité occupées tels que directrice de télévision et de radio, rédactrices en chef et même quelques unes ont intégré des institutions et organisations de presse comme l’Odem et l’Upmb . Il faut rappeler que cette promotion a commencé seulement à partir de 2005. Par ailleurs  du côté  de la presse écrite, le constat est amer, car les femmes sont presque absentes. Elles n’occupent pas non plus des postes de responsabilité au sein de leur organe. A la date d’aujourd’hui, seule Mme Reine Azifan a pu occuper le poste de Directrice de publication au sein du journal publique de l’Etat béninois «  La Nation ».  Celles qui s’intéressent au métier de journalisme le font par passion et même parfois par manque d’emploi comme l’indique Valentine Bonou, une stagiaire du  quotidien « Le Matinal ». Dans l’audiovisuel, selon le Baromètre des médias Africains (Bma), la présence de la femme s’améliore alors qu’elle est insignifiante dans la presse écrite. Dans la répartition des tâches rédactionnelles, certains responsables évoquent des questions de disponibilité et de sécurité de la femme pour la confiner dans les seconds rôles, des rôles beaucoup moins exigeants. Mais cette situation de la femme dans les médias ne doit pas être dissocié des pesanteurs sociologiques qui pèsent sur elle en général. Selon les statistiques du Pnud sur l’état de la population active,  seuls 30% de femmes exercent  le métier de journalisme au Bénin et environ 25% de ce pourcentage sont enregistrés  au niveau de la presse audiovisuelle dont 5 % sont actives dans le domaine de la presse écrite.

Reine Azifan, Une référence dans la presse écrite

         S’il est une femme qui a su s’imposer dans le milieu de la presse écrite par la force des choses et par son acharnement au travail, c’est bien Reine Azifan. La quarantaine environ,  épanouie, aimable, elle est dans sa treizième année dans la presse écrite. Très tôt, elle était attirée par le métier de journalisme puisqu’il fallait connaître sa carrière envisagée dès le début du collège. Déjà au collège, elle ambitionnait devenir journaliste à la radio. Après l’obtention de son baccalauréat série littéraire, elle obtint une bourse d’étude pour Moscou. Alors, elle s’inscrit à l’Université d’Etat (Russie). Durant des années, elle suit des cours théoriques et pratiques. Puis elle revient au pays avec son Master option radio. De la Radio Moscou Internationale en passant par l’Office de Radio et Télévison du Bénin, elle finit par se retrouver au journal ‘’La Nation.’’ Madame Azifan estime qu’elle ne se plaint pas dans la presse écrite. ‘’ Je trouve que la presse écrite peut être encore mieux à certains égards parce que si j’avais choisi la radio, c’est parce que j’ai pensé au moment de ma formation  que la radio est le moyen qui nous permet d’atteindre le plus grand nombre de personne parce que l’Afrique c’est l’oralité.’’ Lors de cet entretien à nous accorder elle pense également que le nombre de femmes dans la presse béninoise est faible. ‘’ Lorsque vous avez dix organes de presse et huit femmes sur le terrain ; ce n’est pas synonyme  de plus de femmes. Les femmes ne durent pas dans la presse à cause des difficultés.’’ Elle regrette aussi de ne pas voir les femmes sur tous les fronts surtout dans les reportages de guerre. Car c’est un métier de terrain. Dans ce métier, il y a des contraintes comme tout autre métier de la vie humaine. En abordant l’aspect d’autres références dans les médias et plus précisément la presse écrite, elle nous confie ceci ‘’ je n’en connais pas beaucoup. Celle qui constitue pour nous une doyenne et qu’on reconnaît comme une des premières femmes dans la presse écrite notamment au quotidien ‘’La Nation’’ anciennement ‘’Ehuzu’’, je crois madame Gisèle Adissoda qui est actuellement au Pnud.’’ D’ailleurs, elle le constate si bien que c’est difficile de donner des exemples en matière de femme référence presse écrite. Par conséquent, pour relever le défi, elle encourage les femmes à être dans ce métier.

Renverser la tendance…

Renverser la tendance qui tient à genou la femme dans le domaine de la presse partout. Ce serait l’idéal. Même si elles n’ont pas le courage d’affronter cette profession, surtout avec les difficultés financières que connaît ce domaine. Elle passerait alors par l’engagement personnel, la formation universitaire, le courage, la persévérance. Pour ne pas s’en plaindre donc, ces conditions sont nécessaires. Ce qui permettra de prétendre aux postes responsabilités dans les médias. Au regard des défis actuels et des enjeux du moment, il est même indispensable pour les femmes d’avoir la volonté, d’organiser et de participer à des formations pour relever leur niveau de représentation dans les médias .Au Bénin des organisations de presse qui existent n’ont pas inséré pour le moment un programme d’activité allant dans  le sens de la sensibilisation des femmes au métier de journalisme. Le REVELATEUR, un des organes de la presse universitaire béninoise s’évertue dans ce sens depuis 2007 à travers le projet intitulé « Presse au femmes et développement ». Ce projet exécuté au mois de mars dans le cadre de la journée internationale de la femme a d’ailleurs pour objectif principal d’initier des activités visant à exhorter les étudiantes et à renforcer leurs capacités dans le domaine du journalisme. Car les organes de la presse universitaire restent et demeurent les seuls centres de formation au Bénin approprié au métier de journalisme.

Faible représentativité des femmes en Afrique

L’absence des femmes dans la presse africaine ne cesse d’interpeller la conscience des observateurs avertis. Cette situation ne date pas d’aujourd’hui et ne résulte pas sans doute du néant. Elle est le reflet des difficultés qui minent les médias en général, particulièrement la presse écrite. Absente quand l’information aborde certains sujets tels que la politique, l’économie, l’agriculture …la femme plutôt que les hommes prend la parole quand l’information a trait au corps, à la maison et à la beauté. Selon les différents rapports sur la femme dans la presse dans le monde, seules 18 % des femmes sont à la source des informations (Rapport de Global Media Monitoring). Au Bénin, 30% de femmes exercent  le métier de journalisme et environ 5 % sont actives dans le domaine de la presse écrite. (Statistiques du Programme des Nations Unis  pour le Développement sur l’état de la population active). Ces chiffres montrent clairement que la représentation des femmes est faible. Et pourtant les femmes représentent plus de la moitié de la population. De l’Afrique Australe en passant par l’Afrique Occidentale, les femmes ne représentent qu’un pourcentage inférieur à 46 %.  Par contre, elles trouvent les meilleures opportunités, celles de présentatrices dans les médias audiovisuelles. En Zambie par exemple 63% des femmes exercent dans les audiovisuelles. Mais elles n’y exercent que pour une durée limitée à cause de leur âge. On le remarque dans les pays anglophones comme le Botswana, l’Afrique du Sud, Zambie, Angola.

Afoéguda Augustin

Azifan_Reine

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Bénin : les braves femmes dominent le commere !

Elles sont des milliers et très actives à contrôler les activités commerciales au Bénin depuis des années. Du grand marché de Dantokpa à Cotonou au marché Azèkè de Parakou en passant par les centres commerciaux des coins et recoins des villages et quartiers de ville la détermination et le zèle restent de mise et comme récompenses des chiffres d’affaires non moins confortables.

Un enfant à califourchon, un panier remplis de baguettes de pains de blé dans la main gauche et l’autre pour appeler les clients. La jeune vendeuse ne veut rater aucune occasion sous ce soleil ardent. Elle se faufile entre les conducteurs de taxi moto et va de véhicule en véhicule. En réalité nous sommes à l’entrée du marché Dantokpa en venant du carrefour Saint Michel ce 25 Févier de l’année en cours. Quelques pas à gauche et c’est une colonie de femmes qu’on découvre. Sur leurs étalages on en trouve un peu de tout, produits cosmétiques et de consommation, ustensiles de cuisine et autres. Aussi charmantes qu’accueillantes elles ont l’art de convaincre rapidement pour écouler leurs produits. En dehors des discutions d’achats, ne cherchez pas à aborder d’autres sujets avec elles surtout ceux relatifs à leurs chiffres d’affaire. Chez elles le temps c’est de l’argent. Un détour vers le centre du marché. Là ce sont les vendeuses de tomates, gombos, légumes en gros et en détails qui compatissent d’ardeur. Certaines d’entre elles sous l’effet de la fatigue somnolent mais résistent quand même à garder le contrôle des choses. Une jeune vendeuse, la vingtaine environ abordée  avec tact nous confie avec un ton plaisantin accompagné d’une tentative de sourire « Laissez tomber, c’est l’argent qui est comme ça, on ne peut rien. C’est pendant la nuit que nous avons fait le voyage et depuis le matin les clients nous sollicitent, on ne peut rien ». Et comme ces femmes d’autres sont des patronnes d’entreprises. Elles sont des milliers et des milliers à tirer leur revenu de ce volet du secteur tertiaire, soit  une frange de 80 % des femmes selon la déclaration de l’ancien Ministre Léa Hounkpè au 49ème session de la commission de la condition de la femme (Beijing+10). Si selon les diagnostics et stratégies sur la politique nationale de développement au Bénin rédigés au ministère du commerce, des industries et de la promotion de l’emploi en 2004, le commerce intérieur représente au plus 24% des activités commerciales il reste à préciser que les femmes contrôlent au moins 17% soit plus de deux tiers. Et très travailleuses ces femmes béninoises qui s’adonnent au commerce comme leurs sœurs d’autres secteurs ont environs 02 h 25min de travail plus que les hommes (Selon le rapport Unicef 2007).

Elles sont aussi dans l’informel

Elles ne conduisent pas «  ces bombes à trois pneus », elles ne sont pas non plus des « Zémidjanwomen». Mais elles sont au bord des voies pour écouler les produits pharmaceutiques (produits souvent proscrits par le gouvernement), pour vendre de l’essence kpayo. Ces femmes contournent ainsi les obstacles et les vices liés au chômage. Si selon une enquête menée par les instituts nationaux des statistiques des Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (Uemoa) avec l’appui technique de Afristat et Dial il y a seulement quelques années, 80,3% des Cotonois sont dans le secteur informel, on peut en déduire au vu des facteurs qui conduisent dans le secteur  et le poids démographique des femmes qu’elles représentent un effectif écrasant dans le commerce informel. Et ceci parce qu’elles cherchent à assurer l’éducation, la santé etc de leurs enfants sans pour autant attendre leurs maris. Si par exemple selon certaines sources la prolifération du commerce illicite de l’essence kpayo remonte dans les années 80, elle est accentuée par les crises qui ont conduit à la cessation du paiement des salaires aux travailleurs de notre pays tout juste avant la conférence nationale. Les femmes ne pouvant rester insensibles à la situation qui prévalait ont pris les premières d’assaut ce commerce.    

Organisées, elles constituent le socle de l’émergence économique

L’Association des Femmes d’Affaires et Chefs d’Entreprises du Bénin (Afaceb) créée en 1988 est l’un, sinon le principal regroupement des femmes menant les activités commerciales et économiques dans le pays. Avec un effectif d’environ 75.000 membres elle continue d’inciter d’autres femmes à la culture d’entreprise. Ce qui fait dire à sa présidente Madame Grâce Lawani dans un entretien accordé à Inter Press Service News Agency (IPS -Hebdo) que  « La femme béninoise est en retard en politique mais pas en économie ». De part leur facilité à se regrouper et penser à la prospérité de leurs activités et leur engouement à ne pas faire de faillite et à consacrer les bénéfices issus de leur commerce aux priorités de la famille elles sont devenues les cibles des partenaires étrangers au développement et les institutions de  micro finances. C’est le cas de la Financial Bank qui donnent priorités aux femmes à ses services de prêts « Akwè kléun » (petit argent) et « Akwè Djrémè » (argent moyen). Si le premier permet à un groupe de 2 à 3 commerçants de bénéficier d’un prêt allant de 50.000 à 500.000 FCFA, avec la seconde étape elles peuvent atteindre la barre des 3.000.000 de FCFA. D’ailleurs ce n’est pas du hasard si le gouvernement dans son programme actuel dénommé « micro crédits aux plus pauvres » a privilégié les femmes. On les confie souvent sous d’autres régimes passés le ministère du commerce. Comme quoi la femme contrôle parfaitement la situation dans certains domaines au Bénin.  

Par Faustin DJOUHOUNDE / Dieudonné HONDOKODO

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Et si les femmes étaient des hommes ?

Permettez que je me mette en marge de l’épineuse actualité sur le campus universitaire et de rendre hommage à nos sœurs, nos mères en féminisant ma plume. Non pas que la longue grève des étudiants soit sans importance ou qu’il est une crainte d’effaroucher certains ventres bien nourris en clamant la vérité mais par pure considération pour les femmes en cette journée internationale qui leur est consacrée. « Le Révélateur » célèbre à cette occasion, la deuxième édition des Journées « Presse aux femmes et développement » auxquelles continuent de croire le Fnuap, le Cenou, le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le Rectorat.

Sans pour autant dévoiler mon modeste combat pour la cause féminine, j’avoue que parfois je me demande ce que serait notre société si elle était matriarcale. Les femmes auront tous les pouvoirs et joueraient un rôle prépondérant. Cependant, je n’ai jamais réussi à déterminer si nous serions  dans un monde meilleur que celui dans lequel nous vivons aujourd’hui. Même si l’idée de faire l’expérience me tente chaque jour. Mais les femmes sont-elles prêtent elles mêmes ?  En retraçant l’histoire des femmes, de l’Antiquité à nos jours, émerge souvent le sentiment que toute évolution de la condition et du statut social de la femme est dépendante de l’image que l’homme a de son homologue féminin. Certes, en fonction des civilisations, des religions, des contextes culturels apparaissent des changements dans les manières d’imposer à la femme des devoirs mais, globalement, il s’agit bien d’une histoire des contraintes imposées par les hommes.

Malgré leur supériorité numérique, les femmes sont toujours minoritaires et n’ont presque encore pas réussi  à "porter le pantalon" dans le foyer. Pourquoi ? Parce que l’ennemi de la femme se trouve être elle-même. Il est aisé de remarquer que la plupart des femmes qui émergent le sont grâce à des hommes et rarement par le biais de leurs paires.

Qu’il me soit permis de louer ici les mérites des femmes qui font aujourd’hui la fierté de notre pays. Je pense à nos femmes ministres (Vicentia Boco, Juliette Koudénoukpo Biaou, Clémence Gnimbèré Dansou, Sakinatou Alfa Orou Sidi, etc), députés, nos maires et conseillères, nos commerçantes, nos artistes et j’en oublie. Peu à peu mais sûrement, les femmes retrouvent leur place aux côtés des hommes. Que ce soit au foyer, en famille ou dans la société, les femmes jouent leur rôle de mère et  d’épouse mais également de dirigeante. Et cela leur marche plutôt bien.

Je demeure convaincu que la femme peut avoir l’émancipation ou la parité (en tout cas, elle le mérite) à condition d’y croire elle-même. Qu’elle pourra cesser un jour d’être considérée comme le "sexe faible" (ou "deuxième sexe " comme les nomme Simone de Beauvoir) dans une société qu’elle contribue à maintenir puisqu’en étant la pièce maîtresse. Notre devoir est de les y aider. Alors les femmes seront comme le souhaite Jules Laforgue, un poète symboliste français « nos frères intimes sans arrière pensée d’exploitation » et ensemble nous pourrions nous donner « la vraie poignée de main ».

Joël C. TOKPONOU

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26 janvier 2008

L’insomnie, une maladie qui gagne du terrain

Le sommeil occupe le tiers de notre vie : à 60 ans, nous avons dormi 20 ans ! Indispensable à la récupération de nos forces physiques et psychiques, il est essentiel à une bonne qualité de vie. Pourtant, à notre époque, il n‘a pas la place qu'il mérite.

Le sommeil mérite d'être mieux connu pour permettre d'en obtenir la quantité et la qualité nécessaire à une bonne qualité de vie. Chaque individu a sa typologie du sommeil, c'est-à-dire son besoin d'un temps de sommeil qui lui est propre. Mais force est de constater que plusieurs personnes, surtout jeunes sont de nos jours sous l’emprise de l’insomnie. En effet, la durée moyenne journalière de sommeil est de 8 heures, mais il y a de grands dormeurs et de petits dormeurs qui ont chacun des besoins différents surtout en fonction de leur hérédité. L’insomnie est une difficulté à s’endormir ou à dormir suffisamment. Elle est devenue un problème majeur de santé publique. Les causes de l’insomnie sont très variées : les plus fréquentes sont la dépression, l’anxiété, le stress, l’insomnie psychophysiologique, les impatiences des membres inférieurs, le syndrome des mouvements périodiques. Peu rarement, l’insomnie peut être la conséquence de troubles organiques tels que l’hyperthyroïdie, un reflux gastro-oesophagien, des douleurs nocturnes (rhumatismes, neuropathies), et des troubles respiratoires associés au sommeil comme apnées du sommeil. Des facteurs " externes " peuvent être à l'origine de l'insomnie, à commencer par une mauvaise literie, des troubles de voisinage, le bruit, la chaleur, …

Le retard diagnostique est parfois à l'origine de difficultés scolaires et sociales d'un adolescent considéré comme paresseux et non motivé parce qu'il est somnolent. L'insomnie affecte la vie personnelle : les insomniaques se sentent plus fatigués et plus irritables, leur vie familiale et sociale est perturbée à tout âge. Elle génère des troubles intellectuels, en particulier des troubles de la mémoire et de la concentration. Son intrication avec la dépression est fréquente : elle en est souvent le premier symptôme. Elle peut être aussi la cause d'accident du travail ou de la voie publique en raison des troubles de l'attention qu'elle entraîne dans la journée, parfois aggravée par certains somnifères.

L’insomnie a pour conséquence une perturbation des activités journalières et de la qualité de vie. On sait que l'insomnie a aussi des conséquences économiques importantes puisque les insomniaques perdent en moyenne six jours de travail par mois. Ils sont de plus grands consommateurs de soins, de consultations spécialisées, d'examens complémentaires et d'hospitalisation. Les insomniaques consomment également plus de médicaments et ont une tendance accrue à l'abus d'alcool.

Conseils pour bien dormir

Il est important d'offrir au corps une fatigue physique qui l'aidera à mieux dormir. Aller vous coucher quand vous avez sommeil.  Réservez la chambre, et surtout le lit, à ce à quoi ils doivent servir, c'est à dire : dormir et faire l'amour. Buvez du lait chaud avant d'aller au lit. Le lait contient des acides aminés qui ralentissent les fonctions du cerveau, rendant celui-ci plus apte au sommeil. Ne prenez pas d'excitants quelques heures avant d'aller vous coucher. Ne mangez pas lourdement le soir. On dort très mal lorsque l'on a trop mangé. Ne regardez pas la télé le soir avant de dormir ou en cherchant le sommeil. La lumière du tube cathodique provoque les mêmes effets que la lumière du soleil sur le cerveau. Dormez dans le noir total. En cas de persistance, ne tardez pas à consulter un médecin.

Idakib

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28 décembre 2007

Le Bénin touristique

Pour plus de détails, consultez nos différentes rubriques.

Situation géographique

Le Bénin se trouve à l’extrême ouest du continent africain, au bord de l’Océan Atlantique. Il est limité à l’Est par le Nigeria, à l’Ouest par le Togo, au Nord-ouest par le Burkina-Faso, au Nord-est par le Niger et au Sud par l’Océan Atlantique.

Climat
Le climat du Bénin varie grandement du Nord au Sud. Le Sud a un climat sub-équatorial avec 2 saisons sèches et 2 saisons pluvieuses (les saisons de pluies vont d’avril à juillet et d’octobre à novembre). La température au Sud varie entre 18 et 35ºC. Au Nord, le climat est de type tropical, fait d’une saison sèche et d’une saison de pluies (la saison de pluies va de juin à octobre). La température varie beaucoup plus au Nord, atteignant 46ºC pendant la partie la plus chaude de l’année, à savoir de mars à juin.

PARC W

Ouvert 12 mois sur 12.

Les visites pendant la saison des pluies sont vivement recommandées pour y découvrir la beauté de la savane verte, les oiseaux, les rivières. La principale saison pour un tourisme de vision court de décembre à juin d’une année à l´autre pour y voir le maximum d’animaux sauvages.

Pour une visite dans le Parc W à partir de Cotonou, il faut tenir compte d’un parcours de

1600 km

environ (aller et retour). Distance Cotonou – Kandi :

650 km

, Etat de la route : bon. Délai de route : 7 heures. Gasoil et essence disponibles à Kandi et Parakou (il est recommandé de faire le plein déjà à Parakou). elephants

LE VILLAGE DE POSSOTOME

L’une des régions les moins visitées par les touristes, c’est Possotomè située dans la région du Mono et connue pour son eau thermale. On peut y visiter l’usine où est assurée la mise en bouteille de cette eau ou louer une pirogue pour visiter certains des villages environnants de pêcheurs sur le lac Ahémé.

Les Attractions

- Le Lac Ahémé

Une agréable manière de passer une matinée ou une après-midi, c’est de louer une pirogue et de passer son temps sur ce lac, où sont implantés les villages de Possotomè et de Bopa. Le paysage est fascinant et du fait que peu de visiteurs y arrivent, les habitants des villages sont tout à fait aimables et hospitaliers.

-

La Source Thermale

L’eau minérale Possotomè est mise en bouteille ici, et vous pouvez visiter l’usine et suivre cette mise en bouteille.

PORTO-NOVO

Porto-Novo la capitale du Bénin est l’une des plus intéressantes villes à visiter. La ville a été créée au 16ème siècle par les Colons Portugais qui lui ont donné ce nom. La ville garde aujourd’hui encore quelques traits de son premier charme colonial. La ville est situé à 30km de Cotonou, a cotê du Nigeria et connaît de ce fait un niveau élevé d’activités commerciales. Pour les touristes, il existe une variété de musées, d’attractions historiques, de marchés et de restaurants locaux.

Les Attractions

- Le jardin de la place jean BayolCette grande place est située non loin de l’entrée de Porto-Novo et contient la statue du Roi TOFFA de Porto-Novo. On peut y aller à pied par les jardins ou passer son temps à observer les passants. La plupart des grands musées et marhés sont à quelques minutes de marche de ce parc.

- Le Musée Ethnographique de Porto-Novo

C’est le premier musée installé au Bénin (dans les années 60). Il renferme beaucoup d’objets culturels façonnés de tout le pays, dont beaucoup se rapportent à l’histoire de Yoruba. Il est ouvert tous les jours (fermé entre 12 heures et 15 heures). Le billet d’entrée coûte

1 000 F

CFA par personne. Ce tarif peut être négocié lorsqu’il s’agit de grands groupes. Ce musée est situé à quelques mètres de

la Place Jean

Bayol.

- Le Musée da Silva

Ce musée a été créé par la famille da Silva de Porto-Novo et renferme beaucoup d’articles se rapportant aux premiers moments de l’histoire du Bénin pendant que c’était le Dahomey. Il ouvre ses portes tous les jours (ferme entre 12 heures et 15 heures). Le billet d’entrée est de

1 000 F

CFA par personne. Ce musée est situé à quelques minutes de marche de la principale gare routière, du côté opposé à

la Bank Of

Africa(BOA).

- Le Palais Royal (appelé également Musée Honmè)

Officiellement ce musée est appelé Musée Honmè. Mais la plupart des gens de Porto-Novo le désignent sous l’appellation de Palais Royal, puisque c’était jadis le palais du Roi Toffa qui a établi les premiers liens entre le Bénin et

la France. Ce

musée donne aux visiteurs une idée de la manière dont la royauté africaine a vécu au cours de la dernière moitié du 19ème siècle et de la première partie du 20ème siècle. Au nombre des objets exposés, nous avons le port royal du Roi Toffa et beaucoup de vieilles photos. Le musée ouvre ses portes tous les jours (il est fermé entre 12 heures et 15 heures) et le billet d’entrée coûte

1 000 F

CFA. Ce musée est situé à quelques mètres du Musée da Silva.

- Le Centre Songhaï

Situé dans un quartier de Porto-Novo appelé Ouando, le Centre Songhaï est un lieu important à visiter si vous voulez avoir une vue rapprochée de la production agricole du Bénin. Une promenade à travers cette grande ferme fait découvrir toutes sortes de cultures, d’animaux élevés et la manière dont les Africains se dévouent à la tâche dans ces deux domaines. Les visites à pied peuvent être facilement arrangées. Le Centre Songhaï abrite également un centre de conférence. Y sont disponibles des chambres d’hôtel, un restaurant servant des spécialités aussi bien Africaines qu’Européennes, et un télé-centre avec des ordinateurs très performants et un accès à l’Internet à des prix raisonnables.

OUIDAH

Pour les voyageurs intéressés par le côté historique ou religieux du Bénin, Ouidah constitue la destination idéale. Jadis seul port du Bénin, Ouidah était le centre de la traite négrière dans la région, et une ville commerciale active. Aujourd’hui, la pratique de la religion traditionnelle connue sous le nom de Vodoun reste forte et constitue l’une des principales raisons pour lesquelles les visiteurs vont à Ouidah.

Les Attractions

- Le Musée du Vodoun ou Musée d’histoire de Ouidah

Faisant à l’origine partie d’un vieux fort Portugais, ce musée retrace actuellement l’histoire du Dahomey (ancien nom du Bénin). Parmi les articles exposés, vous trouverez de vieilles cartes et photos, ainsi que des fétiches vodoun. Vous trouverez également dans ce musée une boutique de souvenirs. Le musée est ouvert tous les jours et le billet d’entrée donnant droit à une visite guidée, est de

1 500 F

CFA.

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La Route

des Esclaves

Ce sentier est la route originale qu’empruntaient les esclaves, du centre-ville jusqu’à la côte, où ils étaient embarqués dans des bateaux qui les emmenaient vers le Nouveau Monde. Les touristes peuvent faire cette marche (environ

3,5 km

) seuls ou assistés d’un guide. Ils traverseront trois grands villages avant d’atteindre la plage. Au dernier village, il y a un beau monument érigé à la mémoire des Africains ayant quitté leur patrie à partir de cet endroit. La marche est gratuite, mais si quelqu’un se porte volontaire pour être votre guide, vous devez payer cette personne (entendez-vous sur le prix avant de commencer la traversée).

- Le Temple des Serpents ou Temple des Pythons

Les serpents entretiennent toutes sortes de significations symboliques dans la culture Vodoun. Ce temple sacré constitue actuellement l’une des principales attractions touristiques de Ouidah, mais il n’y a vraiment pas grand chose à voir là à part les reptiles. Cette visite vous prend quelques minutes et vous coûte autant que coûterait une visite d’une heure au Musée du Vodoun.

-

La Forêt Sacrée

Ce beau parc est le site surplombé par un arbre très haut qui, dit-on, a émergé du sol lorsque disparut l’ancien Roi de Kpassè, fondateur de Ouidah. Vous trouverez ici une variété de statues de divinités africaines et vous pouvez traverser le parc à pied en payant une petite somme.

GANVIE

C’est l’une des excursions les plus populaires qui s’effectue à partir de Cotonou. Ganvié est un village traditionnel de pêcheurs fait de maisons construites en bambou et couvertes de toit de paille, bâties sur pilotis au-dessus de la lac. Les visiteurs se déplacent dans des pirogues (petits bateaux en bois), conduites à travers la lagune par les guides de la région (il faut payer quelque chose). Ils peuvent observer la vie quotidienne du village sur ces pirogues. Les femmes vendent du poisson, des fruits et des légumes dans les pirogues. Vous pouvez également voir les hommes qui reviennent de la pêche, les pirogues chargées de filets remplis de poissons. A cause de la popularité de ce village, ses habitants ont été beaucoup photographiés et exigent maintenant de l’argent avant que vous ne puissiez les photographier. Vous pouviez vous-mêmes négocier le montant à payer ou demander à un guide de le faire pour vous.

Pour une excursion d’une journée, le voyage de Cotonou à Ganvié dure environ une heure. Portez un chapeau et des lunettes solaires et emportez votre eau minérale. Elle coûtera moins chère que si vous devez l’acheter dans l’un des petits bars. Le meilleur moment pour effectuer cette visite, c’est bien tôt le matin le moment le plus frais de la journée. Le bureau de location des pirogues - où vous trouverez un guide - ouvre tous les jours vers huit heures.

ALLADA

Traduit du Fon, Allada signifie ” le roi est mort ” Ainsi symbolisé par le nom, Allada était jadis connue pour ses familles royales et il y a encore, en effet, un roi qui y règne aujourd’hui. C’est une bonne escale pour les voyageurs allant du Sud au Nord, avec ses divers restaurants et des voyages commerciaux animés au cours desquels se vendent tissus, objets d’art, etc. La région est également connue pour ses ananas et ses agoutis, la viande d’aulacode.

Les Attractions

Il n’y a pas beaucoup d’attractions organisées et formelles à Allada. On peut s’organiser pour rendre visite au Roi à Togoudo (renseignez-vous à la sous-préfecture), ou visiter le monument érigé en l’honneur de Toussaint LOUVERTURE, le libérateur de Haïti.

LES CHUTES DE KOTA

Ces chutes constituent un beau chef-d’œuvre de la splendeur naturelle de l’Afrique de l’Ouest. Venez y trouver le repos et la relaxation dont vous avez besoin ou explorer les chutes et ses sites environnants.

Les Attractions

- La cascade

Pour

500 F

CFA, vous pouvez visiter ces merveilleuses chutes et nager dans les mares situées au-dessous d’elles.

- Les Ruines d’Anciens Villages

Une promenade dans ce beau paysage vous donnera assurément la fraîcheur et la joie qu’il vous faut. Vous bénéficierez également de conversations chaleureuses avec les habitants de cette localité.

Les Evènements - Activités

- Excursions à pied

Lorsque vous faites une promenade à travers ce beau paysage, vous en sortirez certainement rafraîchi et content. Vous bénéficierez également d’une conversation chaleureuse avec les habitants de cette localité.

- La natation

Les piscines naturelles situées à la base de ces chutes sont un endroit rafraîchissant pour nager ou se laver.

-

La Danse

de Yossou

Tous les quatre ans, cette danse intervient à l’occasion des cérémonies de circoncision. Venez observer de façon intime cet élément de culture locale.

- Les Artistes et Artisans Locaux

Vous pouvez passer tout votre temps à admirer ces ravissantes œuvre ou choisir un souvenir que vous emporterez chez vous.

LES CHUTES DE TANOUGOU

Tanougou a un micro climat idéalement propice pour une escapade de relaxation. Faire une visite de ces lieux constitue également une opportunité pour faire de l’éco-tourisme.

Les Attractions

- La cascade

Pour

300 F

CFA, on peut visiter ce bel environnement qui s’étend jusqu’à

300 mètres

des hôtels. Restez-y pour admirer la beauté de la nature ou pour nager dans les piscines naturelles.

- Les Visites de Recherche

Pour ceux qui s’intéressent à l’étude de la flore et de la faune de cette région, il existe des possibilités de recherche en botanique, en zoologie, en ornithologie, etc.. Veuillez contacter les responsables du parc pour de plus amples informations.

Les Evènements - Activités

- Excursions pedestres

Lorsque vous faites une promenade à travers ce beau paysage, vous en sortirez certainement rafraîchi et content. Vous bénéficierez également d’une conversation chaleureuse avec les habitants de cette localité.

- La natation

Les piscines naturelles situées à la base des chutes d’eau sont un endroit de natation rafraîchissant et leur utilisation est non payante.

TANEKA-KOKO

Venez visiter notre village traditionnel avec ses cases rondes nichées dans les collines pittoresques qui nous entourent. Vous pourrez visiter nos Temples Sacrés et obtenir même pour un don de

1 500 F

CFA, la gouverne spirituelle de notre Féticheur de la localité.

Les Attractions

- Les Trois Mares Naturelles de Tanéka-Koko

Venez vous détendre au bord des eaux douces coulantes de ces formations tout à fait naturelles nées du lit d’un fleuve. Les mares sont situées au bout d’une randonnée de

4 Km

de Tanéka-Koko. Le site dispose d’un modeste abri ouvert au public à tout moment.

-

La Grotte Sacrée

de ” Valoum ”

Juste

2 km

après Tanéka-Koko, on trouve une grotte majestueuse. Bien que les visites soient gratuites, cela vaut cependant la peine de demander les services de l’un des guides locaux qui vous fera faire une visite complète. Les guides vous feront faire une visite d’une heure et demie à deux heures pour une modique somme de

1 500 F

CFA.

Les Evènements - Activités

- Les Célébrations Traditionnelles

Entre novembre et mai, vous vivrez souvent des journées de fêtes traditionnelles qui vous permettront de savourer la vraie culture des Taneka.

- Les Excursions pedestre

Pour avoir une vue authentique de la culture des Taneka, faites une promenade à pied à travers les villages environnants qui vous offriront des spectacles et des conversations originaux.

PARC NATIONAL PENDJARI

Il constitue l’un des moments forts de toute visite au Bénin ou dans toute l’Afrique de l’Ouest. Votre guide et vous découvrirez plus de 217 espèces de mammifères, y compris des babouins, des lions, des éléphants et des hippopotames, pour ne citer que ceux là . Ne manquez pas cette opportunité de visite de l’une des plus grandes attractions touristiques du Bénin.

Les Attractions

- Les Visites du Parc

Il vous faut venir avec une voiture (de préférence une 4×4). Les honoraires de guides commencent par

5 000 F

CFA et les frais d’admission au parc pour une durée de 15 jours s’élèvent à

5 000 F

CFA par personne.

- Les Visites de Recherche

Pour ceux qui s’intéressent à l’étude de la flore et de la faune de cette région, il existe des possibilités de recherche en botanique, en zoologie, en ornithologie, etc.. Veuillez contacter les responsables du parc pour de plus amples informations.

NIKKI

La ville de NIKKI est située dans la partie orientale du Département du Borgou dans le Nord-Est béninois, le plus vaste du pays avec ses 51.000 km². La population de NIKKI est estimée à 14.473 habitants au recensement de Février 1992. Chef-lieu de

la Commune

portant son nom, NIKKI est à une vingtaine de kilomètres de la frontière nigériane,

115 km

de Parakou et

555 km

de Cotonou. Zone de transition entre le climat sud-soudanien humide et le climat tropical sec, la région de NIKKI possède une végétation de savane humide arborée. Zone de transition à une seule saison de pluie entre Avril-Mai et Octobre, la température moyenne varie de 15°c en période d’harmattan (Décembre-Février) à 37°c pour le reste de l’année. Les températures extrêmes peuvent atteindre 40°c en Avril-Mai. L’humidité relative passe de 20 % en Janvier à 98 % en Août. C’est la région qui est considérée comme le berceau des BAATOMBOU appelés par déformation ” Bariba “.

Le Musée Royal

Ancienne résidence d’un Roi Bariba, ce musée est situé dans les environs de Danri mais n’a plus rien d’autre que le bâtiment lui-même. L’extérieur est très bien à voir mais l’intérieur n’a rien que l’on puisse regarder. L’histoire de NIKKI est très mouvementée à cause de la force du pouvoir politique Wassa n’gari qui a été très tôt installé à côté du pouvoir économique, religieux et spirituel des autochtones BAATOMBOU (Bariba). La coexistence de ces deux types de pouvoirs complémentaires a fait la richesse et la solidité des structures traditionnelles de ce royaume.

La Fête

de

la Gaani

NIKKI reste encore aujourd’hui le siège du pouvoir politique traditionnel que dirige le Souverain ou le SINABOKO. L’une des marques de la pérennité de ce pouvoir est sans conteste la fête annuelle de

la Gaani.

Signification

La Gaani

signifie joie, victoire (ou nassara).C’est une cérémonie tribale de caractère animiste célébrée par la suite sous le prétexte de la fête musulmane.C’est la fête de la danse ayant pris des formes avec l’ère Wassa n’gari qui a introduit des changements socio-économiques.C’est le moment d’extase où le peuple Baatonu se sent en vie, où ” il communie et se communique les souvenirs que des moments de tristesse allaient rendre désuets.Le réveil des meilleurs souvenirs, la naissance et la renaissance de la solidarité et de la fraternité.La compréhension de la société Baatonu à travers les méandres de ses valeurs culturelles.

La Gaani

, c’est un phénomène social total, une force vers laquelle concourent des éléments juridico-politiques, socio-culturels et esthético-économiques.

Implication socio- économiques de

la Gaani

Tout un mois est consacré à la recherche financière de l’organisation de

la Gaani. Deux

sources essentielles pour la collecte des fonds en vue de la célébration de cette grande fête :

  • les dons provenant de tous les villages du royaume : vivres, bêtes, argent, effets vestimentaires ;
  • les saisies opérées autrefois par les Chefs régionaux et dont ils doivent rendre compte au Roi.

Jour de don,

la Gaani

est surtout un jour de Consommation, de destruction de richesses dont la fonction est d’acquérir, de maintenir, de réaffirmer ou d’augmenter le pouvoir politique ou la position sociale du groupe qui l’organise.

La Gaani

est une fête. C’est la deuxième fête de l’année chez les BAATOMBOU après celle du ” DONKONROU ” (ou fête de jet de feu) qui représente la cérémonie du Nouvel An. Plusieurs versions sont avancées pour expliquer sa genèse :

  • la Gaani

    serait un jour commémoratif de l’amnistie des Musulmans avec les peuples païens, en général, et les Baatombou en particulier, en guerre les uns contre les autres. Le jour de l’anniversaire du Prophète MAHOMET, les armes se sont tues et les païens en ont profité pour s’échapper définitivement de l’emprise de l’Islam. De ce fait,

    la Gaani

    coïncide toujours avec le MULUD ou jour anniversaire de la naissance du Prophète. Cette fête a lieu le 12ème jour du 3ème mois lunaire de l’année chez les Baatombou.
  • la Gaani

    serait le jour de la mort du Prophète Mahomet, coïncidant avec le jour de naissance. Ce jour anniversaire serait fêté par les Musulmans, alors que les païens infidèles, les Baatombou, fêtent la mort du Prophète pour leur joie de libération des guerres islamiques.
  • la Gaani

    serait une danse pour marquer le Nouvel An, une fête antérieure à l’ère Wassangari. La preuve, les noms comme ” WOROU GAANI ” ” BIO GAANI ” ” SABI GAANI ” ” YON GAANI “, ” BONA GAANI ” étaient connus. En effet, chez les Baatombou les enfants nés au cours du mois de

    la Gaani

    prennent le prénom ” Gaani ” ajouté à leur prénom d’ordre de naissance, quel que soit leur sexe.

Originellement,

la Gaani

se fêtait partout dans le BARUWU ou BORGOU (pays Baatonu). NIKKI n’est devenu le centre de convergence de la fête qu’à partir du Souverain SOUNON SERO, le premier grand Roi de la classe politique Wassa n’gari. Les nouvelles formes de

la Gaani

datent de cette époque.

ABOMEY

Située à

145 km

au nord-ouest de Cotonou, la cité d’Abomey est considérée par beaucoup de gens comme la capitale historique du Bénin. Abomey était le centre du royaume de Danhomè qui contrôlait la région avant sa colonisation par les Français. Les ruines des palais royaux dont un a été restauré et abrite le musée historique d’Abomey constituent les curiosités les plus populaires de cette cité. Abomey représente également l’un des centres de la religion traditionnelle au Bénin : beaucoup de visiteurs tombent par hasard sur des cérémonies et des danses traditionnelles d’Abomey et déclarent plus tard qu’elles ont constitué les grands moments de leurs voyages. En raison de la situation géographique favorable d’Abomey, elle peut faire l’objet d’une escale sur le chemin du nord ou d’une visite spéciale d’une journée à partir de Cotonou. Quel que soit votre itinéraire, Abomey constitue une escale obligée.

Le Musée historique royal d’Abomey

S’il existe au Bénin un site historique que tout visiteur doit voir, c’est bien le Musée historique royal d’Abomey. Ce musée raconte l’histoire du royaume de Danhomè avant la colonisation française. Abomey fut jadis l’un des plus importants sites de l’Afrique de l’Ouest - aussi important que Kano et Benin City au Nigeria et, le Pays Dogon au Mali. Ce musée explique comment la région a évolué du royaume tribal à ce qu’elle est aujourd’hui. L’UNESCO l’a classé comme site d’Héritage Mondial.

Le droit d’entrée est de

1 500 F

CFA par personne pour les visiteurs étrangers, donnant droit à une visite guidée en Français ou en Anglais. La visite dure 1 heure et demi après quoi, les visiteurs sont autorisés à s’arrêter à la petite librairie ou aux stands des objets d’art situés dans la cour du musée. Il est interdit d’entrer dans le musée avec des appareils photographiques. Les visiteurs qui arrivent avec des appareils doivent les déposer à l’entrée du musée.

La visite de la cité ”

La Route

du Danhomè “

Pour les gens qui ont des heures à passer à Abomey, ce serait une honte de s’en limiter à la visite du Musée Historique Royal. Le musée est l’un de plusieurs sites historiques importants d’Abomey et la visite de la cité vous permet de placer chaque site dans son contexte réel et de partir avec une compréhension totale de cette civilisation jadis florissante. En fait, il y avait 12 rois et 12 palais à Abomey. Parmi les autres sites intéressants, il y a le mur de la cité qui est un ancien village de forgerons et, les reliques et temples du Vodoun.

La manière la plus convenable de visiter ces sites est d’entreprendre leur visite immédiatement après celle du musée. Demandez tout simplement à avoir un guide au musée. Cette visite qui est fortement recommandée dure entre 1 heure à 2 heures, selon le nombre de sites que vous souhaitez visiter. La visite coûte

2 500 F

CFA par personne puis

1 000 F

CFA par personne et par heure pour le taxi-moto qui vous conduira à travers la ville. Du fait que plusieurs des structures à visiter lors de ce circuit sont encore habitées par des descendants des rois et qu’elles portent encore des significations religieuses, il est conseillé que vous demandiez à votre guide celles dont vous pouvez prendre des photos et, dans ce cas, vous devez être prêt à payer quelques sous.

La Place Goho

Le grand parc situé à l’entrée d’Abomey est la ” Place Goho “. Ici, vous avez la statue du Roi Béhanzin, qui s’est battu contre les Français pour défendre le Danhomè. Cette statue érigée à l’entrée d’Abomey est un hommage aux efforts qu’il a déployé pour la protection du royaume. Si le parc constitue une escale régulière dans la visite de la cité décrite plus haut, il vaut la peine d’être visité quand bien même vous n’avez pas le temps de faire le circuit complet. De l’autre côté de la rue en quittant le parc,

la Maison

du Peuple est aussi un endroit agréable où vous pouvez prendre un pot et vous acheter des souvenirs.

Les courses commerciales

En raison de son histoire glorieuse, Abomey est également l’un des centres artisanaux du Bénin. Il existe à Abomey plusieurs endroits où vous pouvez acheter des objets d’art et des souvenirs qui ont un sens historique et culturel. Parmi ces endroits, nous pouvons citer la cour du Musée historique royal,

la Maison

du Peuple, le Centre artisanal situé sur la route du Motel d’Abomey et le Centre des tisserands situé sur les ruines du palais de Agonglo.

La Fête

des fétiches

L’un des plus grands festivals Vodoun d’Abomey a lieu tous les 10 janvier. Il consiste essentiellement en la musique et danse traditionnelles et constitue l’un des nombreux festivals qui ont lieu début

COTONOU

Cotonou ville d’entrée au Bénin, situé sur le Golfe de Guinée est fière de la vie de ses rues pleines de vendeurs, de gens aimables et de bons repas. La plupart des visiteurs quittant l’Europe et les Etats-Unis commencent leur visite au Bénin par Cotonou étant donné qu’elle abrite l’aéroport international et que le déplacement à l’intérieur du Bénin s’organise très facilement de là . Cotonou est la plus grande ville du Bénin et abrite beaucoup de services gouvernementaux et diplomatiques. Les visiteurs apprécieront sans doute ses restaurants, ses marchés et sa vie nocturne.

Le Centre Artisanal

Ce centre situé sur le boulevard saint Michel vend certains des objets d’art les plus typiques que l’on retrouve dans tous le Bénin : objets d’art en bois, en métaux, des tam-tams et des tapisseries appliquées réalisées par les artisans locaux. L’entrée est gratuite et les prix des articles varient selon ce que vous recherchez et selon l’humeur du vendeur. Le secret de marchandage de ces articles est de ne jamais accepter le premier prix. Marchander toujours !

Le Marché Dantokpa

Cotonou abrite l’un des plus grands marchés en plein air de l’Afrique de l’Ouest : le marché Dantokpa qui est situé sur le boulevard saint Michel. On peut y acheter tous genres d’articles, des tissus africains multicolores, aux chaussures en cuir fabriquées à la main, des objets d’art sculptés sur bois, des articles ménagers et des produits alimentaires. Comme partout ailleurs au Bénin, les prix ne sont pas fixes, vous pouvez donc marchander avant d’acheter.

Les Plages de Cotonou

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L’un des meilleurs endroits où l’on puisse aller se détendre toute une journée au soleil c’est la plage de Fidjrossè située à l’Ouest de Cotonou. Vous trouverez ici des espaces sur le sable pour lesquels vous ne payez rien ou alors si vous préférez vous louer un abri du genre de ces petites cabanes pour la journée à un prix dérisoire de

5 000 F

CFA. On trouve le long de la plage beaucoup de buvettes, d’auberges et de restaurants qui sont des lieux idéaux pour les boissons fraîches et les snacks et pour se reposer après un bain de soleil. A part la plage de Fidjrossè, les meilleures plages de Cotonou sont situées du côté opposé au palais de la présidence et à l’Hôtel Croix du Sud.

La Vie Nocturne

- Les Divertissements

Quel que soit le jour de la semaine, vous trouverez toujours une grande gamme de divertissements à Cotonou. Le Karaoke est très fréquenté au Bénin et se compte parmi les meilleurs endroits de la place. Il y a également le Bénin Marina Hôtel (ex Sheraton), où il y a un Bar piano, un bar complet, une piste de danse aussi bien qu’une salle de jeux de hasard.

Si vous aimez danser, vous pouvez le faire jusqu’à l’aube au Cristal Palace Bar Chez Alex à Jonquet, au KS à l’Hôtel du Port, au New York Sorrento (à côté du Centre Artisanal) et au Club V.I.P.. Tous ces Clubs et beaucoup d’autres jouent des rythmes allant du techno au Zouk et constituent de grands lieux de rencontres des jeunes béninoises et béninois et des autres jeunes touristes.

Le “Jazz Club So What !” renferme certains des musiciens béninois les plus doués. Si vous avez envie d’écouter ou de danser au rythme de la musique vivante, ce club offre une meilleure ambiance pour ces deux préoccupations. Tous les deux mois, un chanteur ou un groupe musical consacré de l’Afrique de l’Ouest donne un concert dans l’une des salles de spectacles de la ville (Palais de Congrès, Centre International des Conférences, etc.). Si vous avez la chance d’être présent au moment où se tient un spectacle, profitez de cette occasion et allez-y car c’est une grande opportunité pour savourer la musique vivante accompagnée d’un auditoire local.

ART

Si l’art est l’expression vivante d’un peuple, alors très peu d’arts sont plus expressifs que le peuple du Bénin. Vous n’aurez pas besoin de passer un long moment dans une quelconque partie du Bénin avant d’apprécier l’artisanat local et l’importance culturelle de la musique et de la danse. Même en ces temps de progrès technologiques et de modernisation, ces formes d’expression traditionnelle continuent de prospérer au Bénin.

L’Artisanat

Les artisans locaux fabriquent une grande gamme de produits artisanaux. Quoique le matériel utilisé varie grandement, chaque métier a une tradition et une histoire qui datent de plusieurs siècles. La plupart des artisans béninois ont hérité de leur métier pour continuer à produire les mêmes articles artisanaux que leurs familles ont produits pendant plusieurs générations. Ainsi, pour beaucoup de visiteurs, faire le marché de produits artisanaux au Bénin constitue la manière la plus amusante et la plus intéressante d’apprendre les riches histoire et culture du peuple. Et, naturellement, vous finirez par en repartir avec de beaux souvenirs !

Le Centre de Promotion de l’Artisanat de Cotonou est le plus grand centre où vous pouvez vous procurer de tels souvenirs, et vous y trouverez des produits artisanaux de toutes les régions du Bénin. Voici un récapitulatif des principaux genres d’articles produits, aussi bien que des ndroits où vous pouvez les trouver hors de Cotonou :

Sculpture sur bois

La sculpture sur bois est le plus répandu et le plus historiquement significatif des produits artisanaux du Bénin. La tradition sculpturale naquit sous le royaume de Danhomè avec la fabrication des trônes des rois d’Abomey, des portes des anciens palais et particulièrement des masques mystérieux et sacrés de Guèlèdè. Ces masques décoratifs d’origine Yoruba sont encore utilisés ces jours pendant les cérémonies traditionnelles. D’autres objets sculptés sur bois retrouvés à travers le Bénin comprennent les statues et les figurines, les tabourets et les tables et fauteuils élégamment décorés. Allada, Abomey, Covè et Gbanamè sont considérés comme les centres de la sculpture sur bois du Bénin.

Les Tissus

Les riches traditions et folklores du peuple béninois sont peints de façon vivace sur les tapisseries et les toiles tissées riches en couleurs. Au Sud, vous trouverez des articles de tissage allant des nappes de tables et vêtements aux sacs à main et même aux hamacs. L’aspect le plus particulier du tissage pratiqué au Sud est la représentation d’animaux symbolisant les anciens rois du Danhomè. Les centres de tissage du Sud sont Abomey et Toffo (non loin d’Allada). La toile tissée du Nord est d’une qualité particulièrement élevée en raison de la supériorité des fils du Burkina Faso souvent utilisés, et puis le peuple Bariba est connu pour ses motifs brillants et riches en couleurs. Les centres de tissage du Nord comprennent Nikki, Bembérékè et Natitingou.

En plus des toiles tissées, les tapisseries traditionnelles d’Abomey constituent l’un des produits d’artisanat les plus populaires du bénin. Au cours des règnes des rois du Danhomè, seuls les artisans des rois étaient autorisés à fabriquer les mêmes tapisseries représentant les 12 symboles du Danhomè aussi bien que d’autres symboles associés aux folklores traditionnels.

Maroquinerie et Bijouterie

Les sacs en cuir fabriqués dans les villes du Nord telles que Djougou et Boukoumbé font partie des produits d’artisanat les plus populaires du Bénin. Beaucoup de maroquiniers du Nord fabriquent des sacs sur commande sur les modèles Américains ou Européens. Au Sud, des peaux d’animaux et du bois sont utilisés pour la fabrication de tambours décoratifs ou « tam-tams ». Ils sont utilisés lors des cérémonies et danses traditionnelles et on les trouve facilement à Porto-Novo, Comè et Abomey.

Le travail des métaux et l’orfèvrerie se retrouvent également au Bénin. Au Sud , vous trouverez des bracelets, des bagues et des statues fabriqués à base de nickel, de cuivre et de bronze dans la plupart des marchés des villes. Au Nord, ces articles aussi bien que des épées en aluminium et même des bijoux en argent sont disponibles dans les villes comme Parakou, Djougou et Nikki.

La Poterie

et

la Vannerie

Il existe plusieurs types de poterie, de vannerie et d’articles apparentés fabriqués au Bénin, pour lesquels une grande variété de matériaux sont utilisés. La poterie en argile se retrouve à Porto-Novo et à Abomey, et au Nord à Tourou (non loin de Parakou) et à Tanougou (près de Natitingou). Au Nord, on fabrique également des bols et des assiettes à partir d’une grande gourde appelée calebasse. Au Sud, cette même gourde est creusée et séchée pour fabriquer des articles divers tels que des verres à boire et des lampes décoratives. Des paniers et des nattes en osier se retrouvent dans tout le Bénin, particulièrement à Abomey, Porto-Novo et Comè (non loin de Ouidah).

Dernière mise à jour : le 25 août 2007

CUISINE

Pour beaucoup de visiteurs, la dégustation de la cuisine locale béninoise est une excellente manière de « prendre le pouls » de la culture. Tout comme le peuple, la cuisine locale varie beaucoup d’une région à une autre, et la dégustation de certains plats traditionnels du Bénin peut vous laisser des souvenirs inoubliables.

La Cuisine

du Sud-Bénin

Au Sud, le maïs constitue le principal aliment de base. On s’en sert le plus souvent pour la fabrication de plusieurs et différentes sortes de pâte servie généralement avec une sauce d’arachides ou de tomate. Le poisson et le poulet sont les viandes les plus habituellement consommées au Sud et sont généralement frit à l’huile de palme ou d’arachide. Comme autres viandes, nous avons la viande de mouton, le lapin, le bœuf et l’agouti (comme le écureuil). Le riz, le couscous et le haricot sont également très répandus. Les fruits de saison sont très abondants au Sud et comprennent les oranges, les bananes, les ananas, les papayes et les mangues.

La Cuisine

du Nord-Bénin

Au Nord, l’igname constitue l’aliment de base. L’igname pilée se mange avec la sauce d’arachides ou de tomate. Les viandes de bœuf, de porc et de poulet sont les plus consommées et sont généralement frites ou préparées à la sauce. Le fromage est une spécialité du Nord. Le riz, le couscous et le haricot sont également consommés. Selon la saison, on trouve en abondance les mangues fraîches et d’autres fruits.

Les Boissons

L’eau minérale : l’eau minérale thermale est mise en bouteille à la source thermale de Possotomè. Il est fortement conseillé aux visiteurs étrangers de boire l’eau minérale, parce qu’elle est stérilisée et plus saine à boire que l’eau du robinet.

Les jus de fruits de marques locales et importées sont disponibles dans les restaurants et les marchés.

Les boissons sucrées et la bière sont disponibles dans la plupart des bars et des restaurants. Le Coca-cola et le Fizzi qui sont des boissons sucrées locales se retrouvent un peu partout. Au nombre des marques de bière locale populaires, nous avons

la Bénonoise

,

la Flag

et

la Castel.

Le Sodabi est un alcool local fabriqué à base de vin de palme.C’est le gin local Il est consommé par un grand nombre de personnes lors des manifestations et des cérémonies locales. Il est conseillé aux visiteurs de la déguster avec modération.  Il s’apporente à la volka.

Le Tchoucoutou est une bière locale épaisse et douce préparée au Nord. On la trouve facilement à Parakou et il est populaire chez les autochtones aussi bien que chez les visiteurs.

Dernière mise à jour : le 25 août 2007

Religion

Au Bénin, les populations accordent une très grande importance à la spiritualité, et la pratique religieuse, qu’elle soit traditionnelle ou moderne, est un élément important de la vie quotidienne. Le bénin est considéré comme le berceau du Vodoun et plus de 80% de la population béninoise pratiquent cette religion traditionnelle que certains appellent également Animisme. Ces pratiques sont encrées dans les traditions des peuples depuis des siècles, et pour beaucoup de visiteurs, elles constituent l’un des aspects les plus intéressants de la culture à explorer.

En plus de l’Animisme, les religions modernes telles que le christianisme et l’Islam ont une présence croissante au Bénin. A peu près 20% de la population du Bénin est chrétienne. La plupart des Chrétiens du Bénin sont Catholiques, mais il y a également un nombre grandissant de Protestants. L’Islam gagne également du terrain au Bénin, surtout dans les grandes villes telles que Porto-Novo, Parakou et Djougou. Beaucoup de pratiquants de ces religions n’ont pas perdu leurs croyances traditionnelles et prennent part aux cérémonies et rituels traditionnels tout en allant à l’église ou à la mosquée.

L’Animisme repose sur une conception polythéiste de l’Univers. On croit que Dieu ou « le créateur » est partout, dans tout et qu’il est la somme des différentes et nombreuses divinités qui, ensemble, constituent le Vodoun. Quelques exemples de ces divinités sont : Hêviosso ou Shango, le dieu du tonnerre et de la foudre ; Gou, le dieu du fer et des forgerons et Dan, le dieu de la prospérité.

Si le Vodoun a ses origines au Bénin, beaucoup de ses pratiques se sont répandues dans d’autres parties du monde. Cette situation découle de la traite négrière, étant donné que Ouidah, le berceau du Vodoun, était également l’un des plus grands ports négriers de l’Afrique de l’Ouest. Aussi, beaucoup de croyances traditionnelles du Bénin se retrouvent-elles actuellement parmi les populations des Iles Caraïbes (Cuba et Haïti particulièrement), du Brésil et d’autres parties de l’Amérique du Sud.

Le meilleur endroit où l’on puisse en apprendre davantage du Vodoun et assister probablement à une cérémonie ou à un festival, c’est Ouidah, le centre du Vodoun. Là , vous pouvez visiter

la Forêt Sacrée

, la demeure de certaines légendes et divinités les plus précieusement gardées ou le Temple des Pythons, là où ceux qui ont le goût de l’aventure peuvent prendre les pythons, ce qui est considéré comme sacré dans le Vodoun.

CULTURE

Pour beaucoup de visiteurs, la riche diversité culturelle du peuple béninois constitue l’un des attraits les plus intéressants de ce pays. La population du Bénin, d’environ 6,5 millions d’habitants, est composée de plus de vingt différents groupes socio-culturels ayant chacun son histoire, sa langue et ses traditions. Ce qui reste toutefois constant chez tout le peuple béninois, est l’amitié et l’hospitalité. L’ouverture et la chaleur remarquables avec lesquelles ce peuple accueille les étrangers et les engage dans la conversation permettent aux visiteurs de découvrir la culture béninoise sur un plan personnel. Qu’il s’agisse de marchander les prix des produits avec les vendeurs du marché achalandé d’Abomey ou de visiter les célèbres tata somba des populations Betamaribè du Nord, les souvenirs les plus mémorables que l’on gardera de toute visite effectuée au Bénin proviendront sans nul doute des populations locales.

Le Sud

Les groupes socio-culturels les plus importants du Sud sont les Fon et les Yoruba. La langue Fon est la langue locale prédominante dans la plus grande partie de cette région, quoiqu’il existe beaucoup d’autres variantes. Le Goun par exemple est très apparenté au Fon, de même, les populations Goun qui sont concentrées au Sud-Est près de Porto-Novo sont très liées aux Fons. Les populations Adja constituent un autre groupe intimement lié aux Fons. Elles sont concentrées au Sud-Ouest, non loin de la cité d’Abomey.

Historiquement, les Fon étaient l’une des plus puissantes civilisations de l’Afrique de l’Ouest. Ce sont les Fon qui ont fondé le royaume du Danhomè, qui a dominé une grande partie de l’histoire du Bénin d’aujourd’hui avant la colonisation Française. Une visite à Abomey l’ancienne capitale du royaume du Danhomè constitue la meilleure manière d’en apprendre davantage sur les Fon. Là , vous pouvez traverser à pied les ruines de l’ancien palais aussi bien que le Musée historique qui est un site du patrimoine Mondial des Nations-Unies en raison de son importance historique et culturelle. Les Yoruba sont concentrés dans les régions Sud-Est et centrale du Bénin. Apparentés aux célèbres peuples Yoruba du Nigeria, ils constituent 12% de la population du Bénin.

Le Nord

Les groupes culturels les plus importants du Nord sont les Bariba, les Dendi et les Betamaribé ou « Somba ». Les Bariba sont originaires de la partie septentrionale du Nigeria et sont surtout concentrés dans la région Nord-Est du Bénin, autour de la cité de Nikki. S’ils sont paysans et éleveurs pour la plupart, les Bariba sont particulièrement connus pour leurs créations de tissus éclatants et riches en couleurs qui sont tissés par les femmes et utilisés comme vêtements traditionnels. La plus grande et la plus notable manifestation Bariba est la fête annuelle de

la Gaani

célébrée à Nikki.

Les Dendi sont surtout concentrés au Nord-Ouest du Bénin, entre Parakou et Natitingou. On estime qu’ils ont émigré de l’ancien empire du Mali avant de s’installer au Bénin. Ils sont paysans pour la plupart, et ils élèvent également du bétail qu’ils mettent sous la bonne garde des nomades Fulani. Les Fulani (ou Peulh) se retrouvent dans tout le Nord du Bénin. On les rencontre souvent pendant la saison sèche lorsqu’ils déplacent leur bétail, à la recherche de l’eau.

Le dernier groupe important du Nord est le groupe des Betamaribé ou « Somba » qui sont concentrés dans les montagnes de l’Atacora, au Nord-Ouest du Bénin. Ce groupe est particulièrement connu pour son style architectural unique, « les tatas somba » ressemblant à de petits châteaux. Ces habitants, de même que certains des plus beaux paysages du Bénin, sont aperçus depuis les montagnes de Natitingou, Boukoumbé et Tanguiéta.

Source: Ministère béninois du tourisme; Août 2007

Posté par idakib à 18:14 - Bénin - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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