Du mythe à la réalité

(La gente féminine sort de son cocon)

Considérée des lustres durant comme sexe faible, la femme était jadis considérée comme une mineure dans les temps anciens. Ce qui lui empêchait plusieurs droits inhérents à la personne humaine. Fermée au foyer, dominée et assujettie à tous les caprices machistes, elle prendra petitement conscience de son état et réussira à se hisser au rang des hommes, autrefois dominateur. 

Considérées comme un bien, une chose ou tout au moins une servante, le statut de la femme va connaître une pluralité de titre de l’histoire antique jusqu'à la période contemporaine moderne. Ecartée de la gestion  de la cité, apanage des hommes, la femme, chargées du foyer se verra petit à petit  à l’extérieur  de son cocon pour enfin, comme c’est le cas aujourd’hui, avec l’homme, parler, discuter et participer à l’édification de la société.

Dans la Grèce antique, les femmes n’avaient pas droit aux débats dans les agoras elle n’étaient pas autorisées  a prendre la parole en public. Cette manière de faire va longtemps durer avant de connaître ses premières atténuations avec les luttes féministes. Les pays purement religieux  frappés du sceau  d’une certaine théocratie vont être un véritable obstacle à cet état de fait. En effet, comme dans le christianisme, l’islam, et autres religions la femme ne saurait être rangée au même enseigne que l’homme. La vie en société n’étant faite  que de rapports de force; les femmes instruites désormais  pendront conscience de la marginalisation et de l’abus en leur encontre et mèneront des luttes héroïques. Le 20ième siècle marquera  le début d’une ère nouvelle avec l’acquisition du droit de vote, la reconnaissance du droit à l’éducation publique et le rôle prépondérant de certaines femmes  en politique et dans d’autres domaines non moins importants. Le mouvement évolutif de cette situation qui semble bien prendre de l’ampleur finira par installer la femme à la même place que l’homme pour en faire désormais une véritable actrice dans la gestion de la cité et du monde

Désormais elles gèrent le monde…

Rice_et_Ellen_J_Sirleaf

Jamais les femmes n’auront excellé en politique comme en ces temps-ci et tout semble bien aller. C’est le temps des femmes directrices, députés, maires, ministres et présidentes; on en compte plus d’un aujourd’hui. L’une des premières femmes qui portera le titre de présidente de la république fut Suhbaataryn Yanjimaa,  présidente par intérim de la Mongolie de septembre 1953 à  juillet 1954. On verra encore une femme présidente intérimaire en Argentine: Isabelle Martinez en 1974. Actuellement neuf femmes sont présidentes de leur pays: le Libéria seul pays d’Afrique avec Ellen J. Sirleaf. C’est le cas au Chili,  aux Philippines, en Finlande, en Lettonie, en Irlande, en Suisse et enfin Argentine avec Cristina Kirchner depuis décembre 2007. Outre celles-ci, d’autres encore à de hauts postes de responsabilité dirigent des affaires d’Etats et du monde. On retiendra parmi elles Angela Merkel, Chancelière d’Allemagne, la première puissance européenne et la troisième du monde. Condolleeza Rice, Secrétaire d’Etat de la première puissance  mondiale ; elle est aujourd’hui l’une des meilleurs diplomates du monde. D’autre encore, pas forcement au pouvoir, tiennent la vie politique de leur pays. Marie Elise Gbedo au Bénin, Simone Ehivet Gbagbo, vice présidente du  Front Populaire Ivoirien, parti au pouvoir en Côte d’Ivoire. Hillary Clinton chez les démocrates aux Etats des Unis, Ségolène Royal à la gauche française ou Sera Diallo, syndicaliste guinéenne redoutée par le président Lansana Conté sont des exemples. Au nombre des pays féministes le Rwanda est réputé mondialement pour ses efforts en matière d’égalité des sexes. Son parlement compte 48,80 % de femmes devant celui de la Suède. L’Espagne détient quant à elle le record en matière d’égalité avec le gouvernement de  José Luis Sapatéro qui compte 8 hommes pour 8 femmes. Mais cette situation globalement reluisante et encline d’espoir échoue dans certains pays où la vie politique reste encore une destination interdite ou dangereuse pour la femme. C’est le cas de l’Afghanistan de la Thaïlande, de l’Arabie Saoudite … Toute  fois l’essor de la résonance féministe en politique devient de plus en plus intéressant et novatrice. Les femmes sont créditées d’une certaines confiance qui laisse entrevoir un plus bel horizon pour la femme dans le domaine.  Mais, en dehors de son incursion dans la politique, la femme s’est aussi illustrée dans d’autres domaines.

La femme en science et culture

Lorsqu’il s’agit de parler de la science et de la culture l’impression première qui a toujours prévalue est que ces domaines sont les champs de prédilection des hommes. Ainsi donc le complexe d’infériorité des femmes a toujours fait qu’elles s’y intéressent le moins. Pourtant certaines d’entre elles ont su braver cette « injustice » pour se hisser au rang des plus reconnues de la planète. Avec Pierre Curie, Marie Curie (1859-1906), physicienne française est connue pour ses travaux sur la radioactivité. Elle se consacre aux applications de la radioactivité, en particulier dans le domaine thérapeutique. Elle crée en 1914 l’Institut de Radium de Paris (rebaptisé Institut Curie en 1978). Elle participe aussi à la fondation d’un institut spécialisé dans la médecine utilisant les rayons X (radiothérapie). Pendant la première Guerre mondiale, elle organise le premier service radiologique mobile. Elle obtient en 1903 le prix Nobel de physique, devenant la première femme à obtenir un prix Nobel. Elle récidive en 1911 par le prix Nobel de chimie. Courageuse comme Marie Curie pour les questions scientifiques, Valentina Terechkova , la première femme cosmonaute s’envole le 16 juin 1963 à bord de Vostok 6 et effectue 48 révolutions (tours complets ) autour de la Terre .Comme en science  maintes sont ces femmes qui ont émergé en culture. En France, Catherine Deneuve est l’une des actrices les plus populaires du cinéma  depuis les années 1960. Le cas de la musique est élogieux. Angélique Kidjo est la plus célèbre des musiciens béninois. Avec Zeynab Habib, elle est ambassadrice de l’Unicef, ce qu’aucun chanteur du Bénin n’a jamais été. En Afrique, on citera avec brio la diva Sud Africaine Myriam Makeba. Elle fait partie des rares musiciennes d’opinions qui ont su soulever des peuples pour la liberté et l’égalité entre les humains. La Québécoise Céline Dion  et la cap verdienne Cesaria Evora sont également  d’autres sommités de la musique. En littérature, les femmes ont plusieurs fois fait preuve de maturité dans leurs écrits. On évoquera les noms comme le prix Nobel de la littérature  Nadine Gordimer de l’Afrique du sud, Simone de Beauvoir et biens d’autre encore…Toute ces choses confirment combien la femme est ingénieuse et efficace lorsque elle décide de s’adonner à quelque chose allant jusqu'à frapper de faux ceux qui les traitaient de sexe faible.

Et également en sport elles séduisent

Les  femmes n’ont presque plus besoin de démontrer  quelque chose dans ce domaine. Autant elles participent autant elles y excellent. Leurs  détermination et performance ont contredit les plus lourds préjugés. Laila Ali, fille de Mohammed Ali, charismatique boxeur américain, est une excellente boxeuse de loin meilleure à certains hommes. En athlétisme on en compte plusieurs l’ex championne française Marie José Perec, Eunice Barber, Maria Mutola et autres. On retrouvera encore les femmes en football avec de superbes équipes comme le Brésil, le Nigeria, le Ghana, l’Allemagne. En tennis, Amélie Mauresmo, les sœurs Venus et Cerena Williams ont de quoi séduire un public. Et pour illustration l’histoire retiendra Florence Arthaud comme étant la première femme navigatrice à remporter une course transatlantique. Avec les vertus qui l’ont caraterisée et ses engagements, la femme est devenue aujourd’hui une interlocutrice complète, une actrice incontournable et désormais il s’avère indispensable d’en tenir compte.

Il est désormais clair que la femme a sa pierre à apporter à l’édifice lorsqu’il s’agit de penser au développement. Mais avant, il lui ffaudra de l’abnégation comme ce fut le cas pour Elln J Sirleaf, présidente du Libéria. Ainsi, affirme t-elle dans une interview à jeune Afrique (n°2421 du 3 au 9/06/07) que « Pour être présidente, une femme doit avoir toute les qualités d’un leader, le même niveau de compétence, d’engagement et de courage qu’un  homme, voire d’avantage…, la sensibilité féminine donne une autre dimension à la fonction. »

Par Leila TOGBE / Médard A DOSSOUMOU / Akim IDRISSOU