A travers le monde

07 janvier 2009

Meilleurs voeux

Juste pour souhaiter aux lecteurs de ce blog une heureuse année 2009

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27 septembre 2008

Université d'Abomey-Calavi

Florentin DOSSOU désormais élu président de l'Uneb

les élections du jeudi 11 Septembre 2008 à lUniversité d'Abomey-Calavi au Bénin ont connu lélection dun nouveau Bureau Exécutif à l'Union Natinale des Etudiants du Bénin (UNEB). Ainsi, un an durant, les intérêts de la masse estudiantine seront défendus par cette nouvelle équipe élue composée entre autres du Président Dossou lorentin, de 1er Vice président Akim B. Idrissou, du Serétaire général Yacoub Bitocho. Une semaine après, soit le 18 septembre, le Directoire de l'Union qui est l'organe de contrôle de textes a été élu.

Les deux composantes de l'UNEB sont entrées en fonction le 27 septembre 2008. Malheureusement, le Président du Bureau Exécutif sortant Didier BOKO-HAYA dont le dauphin a échoué aux élections ne s'est pas présenté pour passer service à son successeur. Il ne compte pas partir en suivant le verdict démocratique des urnes. Il faut noter que 8 des Intitutions Spécialisées de l'UNEB ( Le Code; le Groupe entrepreneuriat; Le Révélateur; l'Union Culturelle et Artistique des Etudiants; le Cades, l'Union Olympique des Etudiants, le Groupement des Etudiantes pour le Développement et le Comité de Scoutisme) soutiennent les deux nouveaux bureaux élus conformément aux textes de l'Uneb.

Par Irénéé CODJIA

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11 août 2008

Athlétisme béninois

Bernard Kointatcha annonce son retour sur piste

Ecarté des pistes de compétition pour raison de blessure, l’athlète béninois, Bernard Kointatcha sonne son grand retour sur les aires de compétition. Une occasion pour le Bénin d’obtenir des médailles aux prochaines compétitions internationales.

Point virgule, c’est l’arrêt qu’a marqué l’athlète béninois Bernard Kiontatcha. Ecarté des compétitions de grande envergure pour raison de problèmes de genou, le jeune champion revient en force pour redorer l’image de l’athlétisme national. Membre du bureau de Lion athlétique club de Natitingou, il détient dans son palmarès plusieurs titres. C’est en 1996 qu’il effectue son premier voyage international en athlétisme dans le cadre du tournoi de la solidarité qui s’est déroulé à Ouagadougou. Il reçoit la médaille de bronze au steeple

3000 m

pendant le tournoi de la solidarité de Niamey en 1998.  En 1999, Bernard participe au tournoi de la francophonie sur les

1000 m

. En trois ans, il fut champion junior de l’Afrique de l’Ouest à Abidjan sur les

5000 m

et médaillé de bronze en

1500 m

lors du même championnat. Il fut couronné en 2001 et 2002 lors du Semi marathon de Porto Novo (Semapo). Médaillé d’argent au tournoi de la solidarité à Lomé sur les

5000 m

en 2002. Champion du Bénin de 2000 à 2003 dans les compétitions de fond. Il participe au semi marathon de la ville de Cotonou en 2003. Cette même année, Kointatcha est premier au cross international de

la Cedeao

à Ouagadougou. Il occupe la troisième place au semi marathon de d’Abidjan. C’est alors que surviennent ses problèmes de genou qui vont le conduire à rater les Jeux africains de Tunis en 2003. Après une période relativement longue d’inactivité de haut niveau, il revient sur la piste et décroche la médaille de bronze aux

5000 m

lors de Jeux universitaires de l’Afrique de l’Ouest (Waug 2008) qui se sont déroulés à Accra au Ghana. Pour cet étudiant, c’est le moment de retrouver son grand niveau pour relever des exploits pour la nation béninoise. Président depuis 2006 de l’Association des élèves et étudiants de Boukoumbé, il compte organiser l’assemblée générale élective du 28 au 30 août 2008. Après cette assemblée où il n’est pas candidat à sa propre succession, il se consacrera plus à son avenir athlétique à t’il laissé croire.

                                                                                                                                              Akim B IDRISSOU

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13 juin 2008

Le campus vert en perspective à l'Uac

L’initiative est venue des autorités universitaires. Le mardi 10 juin 2008, des plants d’arbres sont mis à terre sur le campus d’Abomey-Calavi. Cette action s’inscrit dans la politique nationale de reboisement en cours au Bénin. Le suivi de la survie des jeunes plants, telle est la grande préoccupation du Directeur Général du Centre National des Œuvres Universitaires M. Macaire Johnson qui est l’instigateur de cet événement. A cet effet les dispositions idoines ont été prises pour que l’entretien des plants ne soit pas un vœu pieux. Ce sur quoi l’unanimité s’est faite lorsqu’on sait que les étudiants et leurs responsables ainsi que les autorités et le personnel administratif ont répondu massivement à ces activités. Même si cette initiative s’insère dans le cadre de la journée de l’arbre célébrée tous les 1ers Juin dans notre pays, elle vient aussi combler l’une des attentes des étudiants de voir leur cadre de vie et d’étude trancher avec le décor des actions protectrices contre les aléas climatiques. Du fait, c’est l’espace libre qui se trouve derrière le « bâtiment I » qui a abrité la présente manifestation. Un suivi de ces plantes s’impose alors à tous.

Ariane AKPADJI

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Centre de Formation Professionnel de Bénin Télécom

Pour la formation de ses agents, BENIN TELECOMS.SA (BTSA) a créé en son sein un Centre de Formation Professionnel (le CFP). A un moment donné, la dite société a pensé un partenariat avec l’ESMT (Ecole Supérieur Multinationale des Télécoms) de Dakar pour la formation locale des techniciens supérieurs. Le partenariat devint effectif et dès 2005, la formation DTS a alors démarrée.

Les cours au CFP sont assurés par des enseignants qualifiés et rompus à l’exercice de la pédagogie et par des professionnels de BTSA nanties d’une longue expérience dans des salles aux effectifs limités au minimum pour une meilleure fluidité des cours. Un parc de plusieurs dizaines d’ordinateurs est mis à la disposition des étudiants, de même qu’une bonne wifi pour les accompagner dans leurs études. Afin de familiariser les étudiants aux réalités de la vie professionnelle, un club d’informatique a été créé et est animé par les étudiants eux-mêmes.

Ledit centre est dans le domaine de l’ex-OPT situé à Akpakpa PK3, 5 au bord de l’autoroute Cotonou-Porto-Novo et dispose de trois filières : la Téléinformatique et les réseaux télécoms option technico commerciale. Au bout de deux ans, la formation sanctionnée par un DTS est reconnue par le CAMES.

Imelda SOUNOU

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11 juin 2008

Nicéphore Soglo se succède à la tête de Cotonou

Quelques jours après les résultats des élections municipales du  20 Avril dernier, il est beau temps de savoir celui qui aura désormais à charge la gestion de

la Mairie

de Cotonou. A cet effet, Nicéphore SOGLO ex-maire de Cotonou, a regagné son poste après les dépouillements faits et à ses côtés Léhady SOGLO, premier adjoint au Maire. Cette élection a eu lieu le mardi  03 juin 2008 à

la Mairie

de Cotonou et a été présidé par Mme le Préfet de l’Atlantique-Littoral, Véronique HACHEME.

« L’union fait la force » dit-on, c’est peut être dans cette union Père- fils que Nicéphore SOGLO va disposer des moyens nécessaires pour le développement de la ville de Cotonou. Le but principal de son élection étant de maintenir saine la ville de Cotonou, de disposer des infrastructures routières, il serait de bon ton qu’il soit assisté, ce qui a conduit à l’élection de Léhady SOGLO, Emmanuel LOKO,Christian SOSSOUHOUNTO respectivement premier, deuxième et troisième adjoint au maire. Les « Houézêhouê » n’ont pas fini de faire des ravages sur leur chemin qu’ils ont pu obtenir en leur sein 11 postes sur 13 de chefs d’arrondissement et 28 sur 49 de conseillers répartis en Avec cette union, la ville de Cotonou qui autrefois était décriée s’ouvre sous de nouveaux horizons.

                                                                                                            Par Eunice  O. AGBEDE (Membre du journal universitaire Le Révélateur)

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02 mai 2008

31 médailles d’or pour le Bénin

Du 19 au 29 mars 2008 se sont déroulés à l’Université du Ghana à Accra les 12èmes jeux universitaires ouest africains, Waug 2008. 10 jours durant, les Universités d’Abomey-Calavi et de Parakou, représentant le Bénin, ont déployé d’énergie pour remporter pour le Bénin plusieurs titres malgré les conditions déplorables auxquelles elles ont été soumises.

Prévus pour décembre 2007, ce n’est qu’en mars dernier que les West african  universities games ont eu lieu. En une dizaine de jours, près de 50 universités venant du Bénin, du Ghana, du Nigeria, du Burkina Faso, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire ont rivalisé d’ardeur pour décrocher les différentes médailles mises en jeux. Au finish, le Bénin à travers ses deux universités s’en sort avec 31 médailles d’or, 41 d’argent et 4 de bronze.

Un parcours admirable

Tout était orchestré pour réduire la performance des universités francophones. Mais c’était sans compter aveKader_Yarouc la maîtrise et le savoir-faire des sportifs de l’Uac et de l’Unipar. Des matchs étaient programmés à l’improviste et les compétiteurs étaient obligés de jouer. Les sifflets des arbitres étaient dirigés contre les universités francophones dont celle d’Abomey-Calavi et de Parakou. Des intimidations fusaient de toute part. Mais face à ces assauts anti sportifs, les étudiants béninois ont su opposer de la détermination et du savoir-faire. L’équipe de volley-ball hommes de l’Uac a remporté la médaille d’or après avoir remporté tous ses matchs par 3 sets à 0 contre les universités de Ouagadougou, de Legon (Gh), de l’Injs (Rci), de l’OOU (Nig) et de Jos (Nig). Celle féminine quant à elle enlève la médaille d’argent. En handball, les hommes battent les universités de Ouaga, du Ghana (Legon) et de Winneba (Gh) et remportent la médaille d’argent. Leur 3ème match n’était pas allé à terme à cause de la violence de leurs adversaires de l’Obafemi Awo University (Nig). Ce match fut considéré comme perdu par l’Uac. Les handballeuses, après leur décevant 1er match contre l’Université du Nigeria, ont réussi à battre celle de Legon, enlevant ainsi la médaille d’argent. En judo (52kg), l’étudiante Nawal Tigri de l’Uac décroche la médaille d’argent. En lawn tennis, Marc Houngbo et Eric Louis ont obtenu à la suite d’un travail laborieux le bronze. Quant aux coureurs, Fidélia Donhouédé et Bernard Kointatcha respectivement aux 1500 et aux 10.000 m, ils sont  médaillés de bronze. A ce niveau, Bernard Kointatcha au lieu de faire 12,5 tours du terrain (soient 400 m fois 12,5), s’est vu dans l’obligation d’en ajouter un car le compteur lui avait indiqué 11 alors qu’il finissait son 12ème tour. Au triple saut, Sêwa Suru remporte la médaille d’or.

L’Unipar crucifié ses adversaires en football

En football, l’Université de Parakou, conduite par Nasser Tchassama, en pool a battu les Universités de Koudougou (Bf) 1-0, d’ABU Zaria (Nig) 3-1 et fait un nul de 0-0 avec celle de Bouaké (Rci). En ¼ de finale, l’Université d’Ibadan (Nig) après un score vierge de 0-0, fut éliminée par l’Up aux tirs au but (3-2). En ½ finale, c’est l’université de Lagos qui est éliminée par le score de 1-0. En finale, c’est devant près de 6000 supporters ghanéens que l’équipe de Legon fut terrassée aux tirs au but par l’Unipar (4-3) après un score de 1-1 partout à la fin du temps réglementaire. Ce fut la désillusion totale au rang des étudiants de l’Université du Ghana. L’or a choisi se réfugier à Parakou, au grand bonheur des universités francophones qui ont supporté le Bénin.

Ces différents succès ont été obtenus, non pas seulement dans la joie mais aussi dans des conditions pitoyables.

Junior Djimassi-Somion, la révélation de la Waug

Dire que l’Uac a marqué les esprits avec son 5ème rang en basket-ball semble étonnant. Mais c’est pourtant vrai. Déjà dès son premier match contre l’équipe hôte, l’Université du Ghana, Junior Djimassi Somion a étalé à la face du public de Legon toute son habileté en matière de basket. Très tôt, sa performance a éclipsé la défaite qu’a subie l’Uac. Ils étaient tous tombés des nuages de voir un Béninois jouer comme des professionnels du NBA. Cet exploit lui vaudra sûrement un contrat professionnel car des recruteurs ont été intéressés par lui. Junior est la révélation béninoise de la compétition et mérite d’être suivi.

Un service militaire pour les Béninois à Legon

Les conditions de départ de Calavi ne présageaient pas d’une bonne moisson. Annoncé pour avant 8h pour d’aucuns et, pour l’après-midi pour d’autres, les trois bus n’ont bougé qu’à 24h. Ce qui inexorablement a épuisé et abattu le moral de bon nombre des athlètes. Une fois à Legon au Ghana, la délégation béninoise comme celle du Burkina Faso n’a eu d’hébergement. Cette situation a perduré six jours durant avant que le bruit des responsables étudiants béninois ne conduise le comité local d’organisation à trouver un logement qui n’a pu contenir que la moitié de la délégation de l’Uac. Entre temps, l’Unipar avait été envoyée loger à une vingtaine de kilomètres de l’Université du Ghana où déroulaient les jeux. Le reste de la troupe a squatté des vestibules, des antichambres et autres endroits inappropriés. Pour manger, il fallait chaque fois faire une trentaine de minutes dans les rangs avant d’avoir la chance de calmer le ventre si entre temps les assauts répétés d’infiltration, d’embauche et de brutalité des Nigérians n’avaient pas émoussé les espoirs. A tout cela s’ajoutait le fait que chacun se devait d’être attentif, même dans le sommeil pour ne pas se faire piquer un objet. Les cinq moins attentifs sont rentrés sans leur téléphone portable. Les conditions d’hébergement et de restauration laissaient à désirer. Cependant cela n’a nullement freiné l’ardeur des Béninois.

Comme pour saluer les ‘’héros’’, les sportifs ont été reçus le 1er avril dernier à l’Infosec de Cotonou. Ce fut l’occasion pour le Dac du Ministère de l’enseignement supérieur, le Dg/Cenou et le Recteur de l’Uac de leur présenter toutes leurs félicitations. Pour réaffirmer leur efficacité à l’autorité, les volleyeurs hommes ont remporté le trophée du tournoi de la solidarité qui s’est déroulé en fin avril au Burkina Faso.

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04 avril 2008

Concours Miss Hecm 2008

Aïcha Essoue-Bokpè élue reine de beauté

Le concours de beauté « Miss HECM » édition 2008 a connu son épilogue le samedi 10 au centre international de conférence de cotonou. Au terme, Aïcha Bokpè a été désigné la plus belle fille de l’année, de la haute école.

Aïcha Essoue-Bokpe, étudiante en première année de Marketing Action Commerciale, a été couronnéeMiss_hecm_2008 miss Hecm 2008. A ses cotés Baldine Tchogninou, étudiante en première année de communication d’entreprise à Abomey-Calavi, et Annick Migan en Comptabilité de Gestion année de Bts à Porto-Novo, respectivement première et deuxième dauphine. Ces dernières ont été reconnues comme étant les meilleures beautés de la haute école. Outre le jury mis sur pied pour la circonstance, le public aussi a participé activement à la désignation de celles-ci. Aïcha a été dotée d’une moto ‘’Djenanan ‘’ Sy 100. C’est le premier prix attribué à  la miss à l’issue du concours de beauté féminine de cette année. Les deux dauphines ont  eu chacune un poste téléviseur et d’autres lots très importants. Il est à noter que toutes les autres filles qui se sont présentées à l’élection miss de cette année ont eu des bourses d’étude et d’autres lots de consolation. Au cour de la soirée, il a été noté la présence effectif du Directeur général de Hecm M. Ake Natondé avec à ses cotés son ami et collègue le Directeur Général de l’Upib Formation. Plusieurs artistes étaient aussi de la partie en occurrence DJ région qui a fait le déplacement depuis la capitale.

Léila TOGBE

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Intervention des femmes dans le domaine musical

L’émancipation par la voix malgré tout.

Si dans certains domaines de la vie sociale au Bénin, les femmes tardent à s’affirmer, il en est autrement quand on considère l’univers de la musique. En effet, elles constituent un nombre non négligeable de femmes  à trouver leur voie et à se faire une renommée par l’usage de leur voix. Et l’opinion publique béninoise est de plus en plus convaincue que l’émancipation des femmes passe aussi par là. Même si c’est un chemin plein d’embûche.

10 février 2008. Los Angeles accueille  la 50ème édition des Grammy Awards, l’équivalent américain des victoires de laang_lique_kidjo_2008 musique. Au nombre des nombreux heureux du jour, une africaine, une béninoise, Angélique Kidjo. En effet, après plusieurs tentatives, la diva béninoise remporte enfin le Emmy Award dans la catégorie du meilleur album world music contemporaine grâce à son dernier album Djin Djin. Pour elle, c’est la consécration. Pour son pays, une reconnaissance internationale. En effet,  ce prix vient une fois encore reconnaître le talent de celle qui se révèle aujourd’hui comme une fierté béninoise. Car il faut le reconnaître, grâce à sa voix Angélique Kidjo est progressivement devenue une star internationale et compte des centaines de millions de fans. Aujourd’hui, Auteur, compositeur et interprète, elle est l’une des rares artistes africaines à avoir percé outre-atlantique. Toute chose qui lui a valu le poste d’ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef et fait d’elle une porte voix pour l’Afrique et pour les peuples qui y vivent. Et elle est loin d’être la seule. Car de son côté, après plusieurs années de carrière plutôt réussie où elle a toujours su mettre sa voix au service de la cause des enfants, Zeynab peut être fière aujourd’hui de se retrouver dans le cercle restreint des ambassadeurs de l’Unicef. Et quand les deux héroïnes se retrouvent autour de la même cause dans leur pays d’origine, on est en droit d’être fier d’être béninois. De Zouley à Rek Souza, sans oublier Madou et Princesse Esther qui ont représenté notre pays aux Koras Awards, à Fallyssa qui a reçu en 2007 le trophée de meilleure artiste béninoise au Black Music Award, en passant par Krystell (Christelle Guédou, de son vrai nom) qui décroche le premier prix à la dernière édition de Star Promo, les artistes béninoises se frayent petit à petit un chemin dans l’univers musical du Bénin. Si à l’échelle mondiale et africaine, on compte les femmes musiciennes par centaines voire milliers, au Bénin elles sont de plus en plus nombreuses ces femmes qui émerveillent et qui rivalisent de talent avec les hommes.

Corriger les mœurs, une mission sociale

"Je pense que la musique est la seule manière de guérir la peine et de rassembler. C'est un langage au-delà des couleurs, des nations et des cultures. Je veux inspirer une réflexion profonde sur la pauvreté, la liberté et la famille.". Cette déclaration lisible sur le site officiel de Angélique Kidjo montre le rôle ô combien important que les femmes artistes jouent. C’est d’ailleurs ce qu’elle fait à travers son titre "Agolo" qui est une invite à la protection de l’environnement. Comme elle et à l’instar des hommes, les femmes se servent de leur voix et de leur talent pour aborder les maux qui minent la société. Tandis que la plupart d’elles chantent et vénèrent l’amour (Fallyssa, Dona Chanvoedo, Kêmy etc.), d’autres n’hésitent pas à peindre dans leurs œuvres musicales des fléaux sociaux. Ainsi, Zouley aborde dans l’une de ses chansons les méfaits de l’excision et invite ses compatriotes à cesser de telles pratiques. Ella martins, quant à elle, déclare une guerre farouche contre les coureurs de jupon, les infidèles. C’est en tout cas le message qu’elle véhicule dans son clip "No more pains", clip dans lequel on la voit gifler un homme, une attitude source de polémique. Mais pour l’artiste, c’est ce que mérite les hommes infidèles et les coureurs de jupon. C’est aussi une guerre contre les coureurs de jupon et les hommes infidèles que mènent à travers certaines de leurs chansons Love Affo et Zouley Sangaré. Pour elles, les femmes ne doivent plus être considérées comme des objets sans valeurs. De ce fait, elles méritent respect et considération.

Dure d’être artiste musicienne

Si elles font le bonheur de bons nombres de mélomanes, il n’en demeure pas moins qu’être artiste est très difficile pour les femmes. Elles doivent supporter le regard que porte sur elle le public qui les prend parfois pour des femmes de mœurs légères à cause de leur habillement. Mais, explique Fallyssa, « la musique est un métier contraignant pour la femme qui exige qu’elle soit tout le temps belle et parfois un peu sexy. Et cela prête à confusion. ». En effet, pour plaire au public, les femmes artistes n’hésitent pas à "mettre en valeur" leur corps à travers les clips ou les concerts qu’elles animent. Mais ce n’est pas sans conséquences. Car à l’opposé de l’homme, la femme artiste est sujet à des avances de toute part. « Moi par exemple, explique Fallyssa, je ne peux pas aller chercher de sponsors. Car dès que tu t’assois, on voit d’abords ta beauté, tes beaux yeux, bref ton beau corps avant ton talent. Et quand ça commence comme cela, c’est que c’est mal parti ». A cause de ces "atouts naturels", les femmes artistes subissent des assauts de toute part. Des fans attirés par l’appât d’une beauté irrésistible aux partenaires adeptes du "gagnant- gagnant", elles n’ont de cesse d’être dérangées. Mais si Fallyssa a eu la chance de ne  rencontrer jusqu’ici que des hommes responsables et galants pour comprendre qu’elle est déjà mariée (et mère de trois beaux gosses), certaines artistes ont la malchance de tomber sur des prétendants qui ne pense qu’à jouer et à jouir. De l’autre côté, elles doivent aussi faire face à leur devoir d’épouse et de mère de famille et prier pour avoir un mari (compagnon) assez compréhension pour les aider dans leur "métier". Ce qui est pour certaines un véritable frein à l’expression totale de leur talent. Mais en général, les artistes béninoises se sont fait une place dans le domaine musical. Et tentent petit à petit de se rendre incontournable et ainsi de gagner leur émancipation.

Joël HOUNKPE / Sabine KAKPO / Eustache AGBOTON

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La femme dans les affaires publiques

Du mythe à la réalité

(La gente féminine sort de son cocon)

Considérée des lustres durant comme sexe faible, la femme était jadis considérée comme une mineure dans les temps anciens. Ce qui lui empêchait plusieurs droits inhérents à la personne humaine. Fermée au foyer, dominée et assujettie à tous les caprices machistes, elle prendra petitement conscience de son état et réussira à se hisser au rang des hommes, autrefois dominateur. 

Considérées comme un bien, une chose ou tout au moins une servante, le statut de la femme va connaître une pluralité de titre de l’histoire antique jusqu'à la période contemporaine moderne. Ecartée de la gestion  de la cité, apanage des hommes, la femme, chargées du foyer se verra petit à petit  à l’extérieur  de son cocon pour enfin, comme c’est le cas aujourd’hui, avec l’homme, parler, discuter et participer à l’édification de la société.

Dans la Grèce antique, les femmes n’avaient pas droit aux débats dans les agoras elle n’étaient pas autorisées  a prendre la parole en public. Cette manière de faire va longtemps durer avant de connaître ses premières atténuations avec les luttes féministes. Les pays purement religieux  frappés du sceau  d’une certaine théocratie vont être un véritable obstacle à cet état de fait. En effet, comme dans le christianisme, l’islam, et autres religions la femme ne saurait être rangée au même enseigne que l’homme. La vie en société n’étant faite  que de rapports de force; les femmes instruites désormais  pendront conscience de la marginalisation et de l’abus en leur encontre et mèneront des luttes héroïques. Le 20ième siècle marquera  le début d’une ère nouvelle avec l’acquisition du droit de vote, la reconnaissance du droit à l’éducation publique et le rôle prépondérant de certaines femmes  en politique et dans d’autres domaines non moins importants. Le mouvement évolutif de cette situation qui semble bien prendre de l’ampleur finira par installer la femme à la même place que l’homme pour en faire désormais une véritable actrice dans la gestion de la cité et du monde

Désormais elles gèrent le monde…

Rice_et_Ellen_J_Sirleaf

Jamais les femmes n’auront excellé en politique comme en ces temps-ci et tout semble bien aller. C’est le temps des femmes directrices, députés, maires, ministres et présidentes; on en compte plus d’un aujourd’hui. L’une des premières femmes qui portera le titre de présidente de la république fut Suhbaataryn Yanjimaa,  présidente par intérim de la Mongolie de septembre 1953 à  juillet 1954. On verra encore une femme présidente intérimaire en Argentine: Isabelle Martinez en 1974. Actuellement neuf femmes sont présidentes de leur pays: le Libéria seul pays d’Afrique avec Ellen J. Sirleaf. C’est le cas au Chili,  aux Philippines, en Finlande, en Lettonie, en Irlande, en Suisse et enfin Argentine avec Cristina Kirchner depuis décembre 2007. Outre celles-ci, d’autres encore à de hauts postes de responsabilité dirigent des affaires d’Etats et du monde. On retiendra parmi elles Angela Merkel, Chancelière d’Allemagne, la première puissance européenne et la troisième du monde. Condolleeza Rice, Secrétaire d’Etat de la première puissance  mondiale ; elle est aujourd’hui l’une des meilleurs diplomates du monde. D’autre encore, pas forcement au pouvoir, tiennent la vie politique de leur pays. Marie Elise Gbedo au Bénin, Simone Ehivet Gbagbo, vice présidente du  Front Populaire Ivoirien, parti au pouvoir en Côte d’Ivoire. Hillary Clinton chez les démocrates aux Etats des Unis, Ségolène Royal à la gauche française ou Sera Diallo, syndicaliste guinéenne redoutée par le président Lansana Conté sont des exemples. Au nombre des pays féministes le Rwanda est réputé mondialement pour ses efforts en matière d’égalité des sexes. Son parlement compte 48,80 % de femmes devant celui de la Suède. L’Espagne détient quant à elle le record en matière d’égalité avec le gouvernement de  José Luis Sapatéro qui compte 8 hommes pour 8 femmes. Mais cette situation globalement reluisante et encline d’espoir échoue dans certains pays où la vie politique reste encore une destination interdite ou dangereuse pour la femme. C’est le cas de l’Afghanistan de la Thaïlande, de l’Arabie Saoudite … Toute  fois l’essor de la résonance féministe en politique devient de plus en plus intéressant et novatrice. Les femmes sont créditées d’une certaines confiance qui laisse entrevoir un plus bel horizon pour la femme dans le domaine.  Mais, en dehors de son incursion dans la politique, la femme s’est aussi illustrée dans d’autres domaines.

La femme en science et culture

Lorsqu’il s’agit de parler de la science et de la culture l’impression première qui a toujours prévalue est que ces domaines sont les champs de prédilection des hommes. Ainsi donc le complexe d’infériorité des femmes a toujours fait qu’elles s’y intéressent le moins. Pourtant certaines d’entre elles ont su braver cette « injustice » pour se hisser au rang des plus reconnues de la planète. Avec Pierre Curie, Marie Curie (1859-1906), physicienne française est connue pour ses travaux sur la radioactivité. Elle se consacre aux applications de la radioactivité, en particulier dans le domaine thérapeutique. Elle crée en 1914 l’Institut de Radium de Paris (rebaptisé Institut Curie en 1978). Elle participe aussi à la fondation d’un institut spécialisé dans la médecine utilisant les rayons X (radiothérapie). Pendant la première Guerre mondiale, elle organise le premier service radiologique mobile. Elle obtient en 1903 le prix Nobel de physique, devenant la première femme à obtenir un prix Nobel. Elle récidive en 1911 par le prix Nobel de chimie. Courageuse comme Marie Curie pour les questions scientifiques, Valentina Terechkova , la première femme cosmonaute s’envole le 16 juin 1963 à bord de Vostok 6 et effectue 48 révolutions (tours complets ) autour de la Terre .Comme en science  maintes sont ces femmes qui ont émergé en culture. En France, Catherine Deneuve est l’une des actrices les plus populaires du cinéma  depuis les années 1960. Le cas de la musique est élogieux. Angélique Kidjo est la plus célèbre des musiciens béninois. Avec Zeynab Habib, elle est ambassadrice de l’Unicef, ce qu’aucun chanteur du Bénin n’a jamais été. En Afrique, on citera avec brio la diva Sud Africaine Myriam Makeba. Elle fait partie des rares musiciennes d’opinions qui ont su soulever des peuples pour la liberté et l’égalité entre les humains. La Québécoise Céline Dion  et la cap verdienne Cesaria Evora sont également  d’autres sommités de la musique. En littérature, les femmes ont plusieurs fois fait preuve de maturité dans leurs écrits. On évoquera les noms comme le prix Nobel de la littérature  Nadine Gordimer de l’Afrique du sud, Simone de Beauvoir et biens d’autre encore…Toute ces choses confirment combien la femme est ingénieuse et efficace lorsque elle décide de s’adonner à quelque chose allant jusqu'à frapper de faux ceux qui les traitaient de sexe faible.

Et également en sport elles séduisent

Les  femmes n’ont presque plus besoin de démontrer  quelque chose dans ce domaine. Autant elles participent autant elles y excellent. Leurs  détermination et performance ont contredit les plus lourds préjugés. Laila Ali, fille de Mohammed Ali, charismatique boxeur américain, est une excellente boxeuse de loin meilleure à certains hommes. En athlétisme on en compte plusieurs l’ex championne française Marie José Perec, Eunice Barber, Maria Mutola et autres. On retrouvera encore les femmes en football avec de superbes équipes comme le Brésil, le Nigeria, le Ghana, l’Allemagne. En tennis, Amélie Mauresmo, les sœurs Venus et Cerena Williams ont de quoi séduire un public. Et pour illustration l’histoire retiendra Florence Arthaud comme étant la première femme navigatrice à remporter une course transatlantique. Avec les vertus qui l’ont caraterisée et ses engagements, la femme est devenue aujourd’hui une interlocutrice complète, une actrice incontournable et désormais il s’avère indispensable d’en tenir compte.

Il est désormais clair que la femme a sa pierre à apporter à l’édifice lorsqu’il s’agit de penser au développement. Mais avant, il lui ffaudra de l’abnégation comme ce fut le cas pour Elln J Sirleaf, présidente du Libéria. Ainsi, affirme t-elle dans une interview à jeune Afrique (n°2421 du 3 au 9/06/07) que « Pour être présidente, une femme doit avoir toute les qualités d’un leader, le même niveau de compétence, d’engagement et de courage qu’un  homme, voire d’avantage…, la sensibilité féminine donne une autre dimension à la fonction. »

Par Leila TOGBE / Médard A DOSSOUMOU / Akim IDRISSOU

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